ça y est! le portrait de bouteflika fait son entrée dans les stades de foot en Algerie comme tous les pays arabes, moins le liban, où on voit les protraits des zaïms au milieu des spectateurs et dans les abords des aires de jeu. Chez nous bouteflika investit les stades de toutes les villes , moins ceux de Tizi Ouzou et de Bejaïa, l'Algérie vient de se ranger dans le cercle des pays arabes qui encensent le zaïm.
Heureusement que nous sommes revenus à nos origines arabo-musulmanes, car, de mémoire d'algériens, les prédécesseurs de bouteflika, de boumédiene à Zeroual, n'avaient pas leur place dans les stades de sport. Cette fois, ça y est! Nous sommes des arabes comme tous les arabes de "l'océan au golfe". C'était une insulte que de faire exception à ce monde qui vénère ses dirigeants par crainte ou par peur que par respect pour leur rang. Nos "frères arabes" ne peuvent pas maintenant nous reprocher notre arabité comme ils le faisaient pour les libanais dont le premier ministre a été obligé de pleurer en pleine réunion pour prouver son arabité. Bouteflika a acquit son 3eme mandat et benbella de réclamer le 4eme parce que, d'après lui il n'y a pas d'autres algériens qui peuvent le remplacer. Pauvre algérie ! la voilà attachée à un seul homme sur 34 millions, record qu'aucun autre pays ne peut battre. Il ne faut pas oublier que Benbella était parmi les 100 % de participants et de votants pour saddam avant l'invasion américaine. Au lendemain de celle-ci nous avons pu vérifier qu'au moins quelques % de ces 100 % étaient réjouis de sa chute. L'oncle sam sait bien faire passer le message aux dirigeants arabes: « voilà ce qui vous attend messieurs les Zaïm des temps modernes » , tout en saupoudrant cette image par des projets à l'intention des peuples du genre MENA, pour amadouer les recalcitrant et protéger les "modérés".
Pour conclure; posons une question: quel est le le chef d'Etat arabe ( roi ou président de république ou émir) à part au liban, qui ait quitté le pouvoir autrement que dans un cercueil ou par un coup d'Etat?
Nos hommes politiques manquent-ils de courage au point où ils se dérobent de leur responsabilité et adoptent la politique de l’autruche ? Un exemple : Aït Ahmed qui refuse de vivre en Algérie pour des « raisons de sécurité » ou parce que, comme il le dit « la situation n’est pas claire en Algérie », peut-il méditer l’exemple de Benazir Buhuto ? Loin de moi l’idée de lui conseiller de braver le danger mais la question mérite d’être posée devant la similitude des situations, le danger étant plus grand au Pakistan. Les autres hommes politiques se complaisent dans la situation d’attente de meilleurs moments, donnant l'impression d'appréhender leur audience auprès de la population. La campagne et le battage médiatique et populiste digne des années soixante (d’après les personnes âgées cela rappelle le temps de Benbella) semble avoir eu raison de leur courage.
En fait, qu’est devenu Ali Benflis, le farouche concurrent de Bouteflika aux élections présidentielles de 2004 ? Nos hommes politiques se terrent dans leur tanière de peur d’être happés par la machine « FLN-ETAT », cet ogre qui fait tellement peur. Une survivance des pratiques anciennes héritées de la période de la révolution et les pratiques dictatoriales (au sens de sévérité politique) durant cette période bénie par le régime par son « efficacité révolutionnaire » en un autre mot par la terreur et la torture et l’affaire Abbane Ramdane est là pour témoigner s’il en est de cette « efficacité révolutionnaire ». Combien d’innocents algériens, pour la plupart pauvres paysans, ont été victimes de cette « efficacité révolutionnaire » parce qu’ils ont été dénoncés par un voisin ou un concurrent pour une histoire de terre ou d’honneur qui trouve là une occasion pour assouvir une vengeance.
Les rares hommes politiques qui osent « faire quelque chose » comme l’appel de Aït Ahmed,Hamrouch et Mehri se trouvent victimes d’ostracisme médiatique que les média écrits indépendants n’arrivent pas à combler compte tenu que la majorité des potentiels citoyens électeurs se suffisent à regarder les uniques chaînes de télévision et radios qui n’ouvrent et ferment leurs informations que par la référence à Bouteflika et ses « clients politiques ». Les cris et gestucations pour un 3eme mandats se multiplient de jours en jours et on se demande qu’est ce qui fait courir tant de monde pour ce 3eme mandat avec des méthodes dignes des années soixante lorsque BENBELLA haranguait les foules en les faisant participer à des sortes de transes, on se croyait des siècles en arrière. Nos hommes politiques se tapissent dans leurs tanières et adoptent des situations qui renseignent sur leur stratégies (s’ils en ont) et se prêtent à des jeux malsains prenant en otage le peuple par le mensonge ( sur les performances réalisées sous le règne de Bouteflika)et la duperie ( par la manipulation éhontée des chiffres sur une prétendue croissance de l’économie nationale) mélangé à l’hypocrisie politique pour garantir leur survie dans l’arène nationale. Il est vraie que le pouvoir dispose d’une arme qui s’est révélée efficace, c’est celle de la télévision nationale et d’une méthode sans faille : le verrouillage de l’audiovisuel et l’expérience de la campagne électorale de 2004 est là pour dissuader le plus réfractaire des politiques. Cette expérience est restée ancrée dans les esprits comme un épouvantail devant les hommes politiques qui craignent pour leur avenir politique.
Le courage politique a ses risques que les hommes politiques ne veulent pas prendre. Sont-ils à ce point loin de leur électorat qu’ils appréhendent leur audience ? Donc le problème se situe dans l’ancrage des formations politiques au sein de la population et non dans le discours politique. Il s’agit donc de convaincre politiquement et combattre stratégiquement pour s’imposer dans la société. Ces formations politiques ont-elles une stratégie et une politique pour s’imposer et imposer leur politique dans le pays. Si les partis politiques n’arrivent pas à s’imposer c’est que leur concurrent le, fln, demeure, malgré le pluralisme de façade, l’institution qui symbolise à la fois le pouvoir, l’Etat, le régime et la révolution,et, surtout, qui dispose encore le pouvoir de distribution de la rente qui permet l’accès aux postes de responsabilité assimilé à l’Etat. Il n’y a qu à voire les luttes intestines récurrentes qui enveniment la vie de ce parti. Sa présidence revient au chef de l’Etat qui est l’homme omnipotent qui fait et défait les décisions et auquel on a recoure à n’importe quelle occasion et pour n’importe quelle cause ; une preuve ? Les pétitions que publient les journaux qui vont des comités de quartier qui lui demandent d’intervenir auprès des autorité locales pour des problèmes de proximité tels que l’adduction au gaz de ville ou la réfection des trottoirs, aux personnes démunies pour la prise en charge de leurs enfants malades. Une survivance du Zaïm dans la culture arabe. Ce parti qui a toujours existé par les avantages matériels et politiques qu’il procure à ses militants, assimilé à l’administration, ajouté à l’inculture politique et le discours populiste des responsables du fln qui ne cessent de « harceler » les citoyens par des slogans obsolètes mais qui collent par leurs symbolique et leurs référence au mythe de la révolution.
Cette réalité n’est pas une injure à la révolution mais les méthodes de gouvernance et de gestion de la chose publique doivent être en symbiose avec la nature du pouvoir et l’étape historique que ce lui-ci doit affronter car nous craignons de rester à la traîne des nations et de léguer aux générations futures (l’actuelle génération est naturellement appelée à disparaître qu’on le veuille ou non) une nation en retard politique difficile sinon impossible à combler.
Le seul acteur de la vie politique reste l’Etat symbolisé par Bouteflika.
Le ministre de la justice vient de déclarer à Oran que les délais d’instruction de la chambre d’accusation sont trop longs, sans parler de lenteur. Le président de ladite chambre, qui est en même temps le président de la cour, lui rétorque que ce sont les expertises qui retardent les traitements des dossiers, réponse à laquelle le ministre réplique : « les expertises ne doivent pas durer plus de 6 mois ».
Si le ministre n’était pas un ancien juge; donc qui connaît parfaitement les procédures et les compétences de chaque partie au procès, nous aurions conclu à un manque de professionnalisme; mais force est de constater 1) la recherche de la quantité de dossiers traités au détriment de la qualité des décisions rendues qui, les magistrats étant pressés par les délais, souffriront immanquablement de cette précipitation imposée 2) l’ingérence dans une profession libérale, l’expert, dont il critique les délais d’étude des dossiers alors que celui-ci n’est tenu que par le délai qui lui est imparti dans la décision le nommant et,3) Paradoxalement, il exhorte les magistrats à éviter les jugements par défaut ; c’est paradoxal parce que si le juge doit « expédier » les affaires, comme le recommande le ministre, il serait obligé de juger par défaut c'est-à-dire en l’absence d’une ou des parties ; mais éviter les jugements par défaut serait reporter indéfiniment les affaires jusqu’à la présence de toutes les paries. Le ministre s’est trouvé piégé par ses propres instructions – injonctions serait plus approprié- à savoir pas plus de « 3 reports en matière pénal et 5 en matière civil »; ce sont là les termes de l’instruction ministérielle adressée aux magistrats qui, malheureusement, se trouvent être « obligés » de respecter l’injonction pour préserver leur carrière de soubresauts dont les responsables algériens ont le secret et les magistrats récalcitrant ou « trop » légalistes ou jaloux de leur indépendance l’ont vérifié au dépens de leur famille et de leur stabilité voire, tranquillité. Ce qui parait aberrant pour celui qui ne connaît pas la mentalité du responsable politique algérien c’est que celui-ci parle de l’indépendance de la justice comme une panacée, une preuve de démocratie alors que de l’autre coté des injonctions de ce que l’on vient de voire constituent un empiètement, une intrusion flagrante du pouvoir exécutif dans les missions du pouvoir judiciaire. Pour comprendre ce qui précède il faut remonter au temps du parti unique lorsque la justice était, constitutionnellement, considérée comme une « fonction ». Les mentalités n’ont pas suivi et les responsables ne se sont pas encore départis de ce « principe » aidés en cela par le comportement des politiques qui se plaisent à distribuer des ordres sans se soucier du respect des formes imposées par la démocratie qui, heureusement, nécessite une culture politique que,malheureusement, nos responsables n'ont pas. D’autre part, la démocratie est otage de pratiques populistes dont la plus répandue est celles qui consiste, pour un responsable, de donner des ordres en publique de préférence devant les caméras de la télévision d’Etat qui se plait à les diffuser à des heures de grande écoute,destinés à amadouer des couches sociales qui pèsent par le nombre quand il s’agit de décisions importantes, électorales et qui constituent des risques de violence et manifestations manipulées dont les conséquences matérielles, politiques et sociales sont très importantes ; Octobre 1988 est toujours présent dans les esprits. Donc le ministre de la justice ne fait que se plier à cette pratique au détriment de l’efficacité juridique et juridictionnelle.
En conclusion, cette digression aurait pu être étayée d’articles de la constitution et autres codes de procédures pénal et civil qui sont les seuls instruments du juge auxquels il est soumis en principe. Principe, malheureusement remis en cause par ce qu’on vient de voire. le juge se trouve dans la situation d'une équipe de football qui court derrière le résultat sans y arriver dans la précipitation confondue avec rapidité. Le résultat c'est incontestablment la médiocrité. Celle ci ne peut être accolée au juge mais est le résultat de son travail quelque soit sa compétence par la faute des injontions "ministérielles".
Au risque d’être traité de pessimiste et de n’entrevoir pas de solution à cette pratique, au vu des conjonctures et les adaptations que nécessitent les changements surtout des mentalités, il est malheureux de dire que ce phénomène a de beaux jours devant lui.
Coup sur coup voilà que le responsable de la cordination nationale des enfants de chouhadas( martyrs de la guerre d’Algérie) dans Liberté du 17/18 Aout 2007 et le responsable des moudjahidines(cambattants de la même guerre) se plaignent « de la domination des harkis dans l’administration algérienne ». Mais le responsable des enfants de chouhadas va plus loins parce qu’il donne un chiffre :540 est le nombre de « hautes fonctions » occupées par les harkis selon m. khaled bounedjma.. Alors, une question simple : ce pouvoir des harkis ;Est-ce une chimère ou une réalité ?
Nous pensons à notre humble avis qu’il y a une équivoque à évacuer c’est celle du vocable harki qui tend à regrouper toutes les personnes qui avaient collaboré ou souscrit de quelque manière que ce soit à la politique coloniale de
Après l’ouverture du champs médiatique et politique en 1990, des personnalités de la « famille révolutionnaire » même s’étaient élevé contre le « phénomène des faux moudjahidines ».Parmi ceux-ci le plus connu est Mellouk, un haut fonctionnaire du ministère de la justice qui a dénoncé ces « faussaires » au sein de ce même ministère mais qui a été condamné par la justice pour, semble t-il, dénonciation calomnieuse. Alors quelle est la part de vérité dans ce débat ?
Il nous semble de prime abord que ce débat est motivé par les immenses avantages financiers (montants exorbitant des pensions, prêts non remboursables ou remboursés par le trésor public), matériels (distribution de terrains, locaux, véhicules, entreprises)des exonérations et exemptions diverses(gratuité des transports, licences de véhicules et d’exploitation de commerces et services tels que cafés,hotels et taxis)exemptions ( de l’examen d’entrée à l’université ou octroi de notes supplémentaires pour leur faciliter l’entrée à l’université, attribution de notes de bonification pour accéder aux fonctions publics, réduction des délais etc…)avantages aux fonctionnaires : promotion plus rapide, facilité d’accès à des emplois supérieurs, retraite plus avantageuse en délais et financièrement. Exemple: si vous êtes inspecteur et qu'un concours pour accéder au grade d'inspecteur principal et que vous vous trouvez en concurence avec un enfant de moudjahid, eh bien sachez que celui-ci est dispensé du concours c'est à dire qu'il accède directement au dit emploi sans passer par le concoours même si vous prouvez que vous êtes plus compétent .
Ces immenses avantages doivent faire l’objet d’une étude économique approfondie pour mesurer l’étendu des dépenses occasionnées au trésor public par de tels privilèges. A cette occasion nous vient à l’esprit un documentaire sur les anciens révolutionnaires vietnamiens dans lequel un grand responsable de cette révolution vivait modestement et s’en réjouissait. De plus cette catégorie de citoyen est dispensée de justifier de sa fédèlité « à l’esprit de la révolution du 1er Novembre 1954 » comme l’exigeait le fameux article 120 des statuts du FLN, qui est toujours en vigueur contrairement à l’apparence, soit directement soit par son introduction dans le code électoral, pour justifier que le candidat à la présidence de la République (s’il est né avant le 1er Juillet 1942) ou ses parents(s’il est né après cette date) n’avaient pas eu « une attitude contraire à la révolution du 1er Novembre 1954 ».
Donc on voit bien que la cause de cette levée de bouclier n’est pas motivée par l’intérêt du pays mais par les avantages et privilèges que l’Etat – le régime représenté par « la famille révolutionnaire »- a créé depuis l’indépendance. Donc c’est la rente distribuée qui pousse les « dénonceurs » à cette « provocation ». Pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder le budget alloué au ministère des moudjahidines qui est le 3eme après celui de la défense et de l’éducation nationale dont les montants sont surtout justifiés par les salaires des effectifs constituant la majorité de la fonction publique alors que le montant réservé au ministère des moudjahidines est destiné uniquement au payement des pensions exorbitantes servis aux moudjahidines,leurs veuves et filles, veuves et filles de martyrs( celles-ci même mariées ont droit à cette pension).
Il faut à ce propos dire qu’au sein même de la « famille révolutionnaire » les « dénonceurs » opèrent une différenciation entre les militaires hauts gradés de l’armée qui avaient servis dans les rangs de l’armée française et déserté celle-ci pour rejoindre l’aln et ceux qui avaient rejoint le maquis directement, pour la plupart des paysans qui avaient souffert de la domination coloniale et ils reconnaissent implicitement mais parfois explicitement le mérite de ceux ci par rapport à ceux là car expliquent-ils les 1er avaient bénéficié des « bienfaits » de la colonisation pour la plupart, fils de hauts dignitaires indigènes à l’époque de la colonisation : caïds,députés,hauts fonctionnaires….mais ceux-là rétorquent qu’ils avaient abandonné tout le confort que leur procurait le colonialisme pour rejoindre la révolution. Réponse à laquelle répliquent les « moudjahidines des djebels » que leur adhésion à la révolution avait été tardive et ce n’est que lorsqu’ils avaient constaté que la victoire de la révolution était inéluctable qu’ils l’avaient rejoint. Ce qui n’a pas toujours été le cas mais la critique en Algérie a tendance à généraliser parce que la majorité des citoyens qui suivent ce débat ne connaissent que rarement les biographies des hommes politiques parce que le régime a toujours rechigné à « dévoiler » les biographies des hommes politiques qu’il se plais à maquiller en cachant carrément des pans entiers de leur vie et l’exemple est celui de la biographie officielle du président Bouteflika qui est amputée du lieu de naissance tout simplement parce qu’il est né à Oujda au Maroc. Ors, d’après les décideurs, dire que Bouteflika est né à Oujda introduirait un doute dans l’esprit des algériens que leur président est… marocain.
Pour revenir au sujet des harkis, il avait toujours été considéré comme un argument de débat « par défaut » par les politiques algériens issus de « la famille révolutionnaire » et nous nous rappelons la réponse de Bouteflika sur France 2 sur le retour des harkis qui avaient choisi
On remarquera que le sujet de la puissance des harkis dans l’appareil administratif algérien reste à prouver ; mais les dirigeants politiques algériens continuent à en faire cas, 45 ans après l’indépendance. Ce qui nous parait à nous une diversion politique est en réalité destiné à une consommation interne mais aussi est dirigé vers la population algérienne prête à la digérer pour des raisons politiciennes tenant à l’aura et au prestige « de la glorieuse révolution et du pays des 1,5 million de martyrs » dont ne se sont pas départis cette catégorie de la population qui constitue la majorité du fait de sa disponibilité intellectuelle et politique découlant d’abord de l’étroitesse des visions imposée par le système de communication basée sur la chaîne unique de télévision et la radio nationale, malgré la percé des chaînes satellitaires et les journaux indépendants qui ne peuvent être lus par cette catégorie à cause de son niveau intellectuel (il y a selon les déclarations d’officiels algérien plus de 8 millions d’analphabètes).
En conclusion on peut dire que le sujet des harkis est un argument politique pour les tenants du régime qui le perpétuent afin de se maintenir parce que ce régime est actuellement dans sa phase de décadence et en décalage avec les réalités sociopolitiques du pays il essaie par cet argument mythique d’assurer sa transition vers la composante de la génération qui répond le mieux à ses intérêts politiques et économiques c'est-à-dire les héritiers de « la famille révolutionnaire » : les enfants de martyres et de moudjahiddines(combattants de la révolution).
A quoi sert la commission politique de surveillance des élections ?
A une question d’un journaliste sur l’issu des recommandations de sa commission ,Bouchaïr,président nommé , en juriste avisé, répondait que sa mission consistait uniquement à transmettre des rapports au Président de
Il semblerait que la seule mission pour laquelle cette commission a été créée consiste à répartir le temps de passage et le créneau horaire des candidats sur la chaîne nationale de télévision et les radios publics. Elle suppléé le conseil supérieur de l’audiovisuel créé par la loi du même nom qui a été mise en veilleuse depuis janvier 1992 à ce jour pour à cause, semble-t-il, de l’Etat d’urgence, régime sous lequel vit le pays depuis cette date. Cette commission est utilisée comme argument pour donner plus de « crédit » aux élections vis-à-vis des ONG et de l’opinion publique internationale, d’une part et, de l’autre envers le citoyen électeur qui souscrirait à la politique du pouvoir de respecter le jeu démocratique. Autant celles-ci sont suspicieuses, autant celui là est diversement réceptif au message des décideurs : si les intellectuels ont depuis longtemps compris le message: laisser aller laisser faire; le citoyen moyen lui, se désintéresse totalement de la chose politique. La période des années noires semble lui avoir donner raison. Une image caricaturale : en 1962, alors que les différentes factions du FLN de l’ALN et de l’Etat Major s’entretuaient pour le pouvoir, les citoyens sortent dans la rue et clament : « sept ans ça suffit » le message étant clair: que le plus fort gagne et assure la paix au citoyen. En 1992 le même scénario s’est reproduit : des citoyens qui avaient massivement voté pour le FIS le 26 Décembre 1991 ont basculé pour le pouvoir après avoir constaté la catastrophe de leur acte en Janvier 1992.Ceci n’est pas une analyse socio politique mais une constatation des faits. Il reste à analyser ce phénomène de « basculement » qui n’est peut être pas propre à l’Algérie. Est ce de l’adhésion à une politique ou de l’opportunisme ?
Quant aux partis politiques ils trouvent leur compte à plusieurs niveaux et d’abord au titre de la représentation politique surtout pour les « petits partis » qui ne font leur apparition que durant ces élections pour entrer dans une hibernation durant le reste du temps. Ils ont été désigné à dessein comme des « partis saisonniers » par le FLN. Les militants de ces formations politiques peuvent affronter les critiques et faire face aux remarques des citoyens qui leur reprochent leur absence du terrain. C’est une façon de montrer qu’ils existent, mais malheureusement comme devanture politique seulement. C’est surtout l’occasion pour leurs dirigeants locaux et nationaux d’engranger des profits financiers et matériels.
En effet le coût financier de fonctionnement de cette commission se chiffre en milliards. Un calcule, se basant sur des données des autorités publics sur les avantages financiers et moyens matériels mis à la disposition des membres de la dite commission, aboutit à 1.441.440.000 da par jour, multiplié par 60 jours ,le minimum de temps que peut durer son fonctionnement, donne 86.486.400.000 da à raison de 300.000 da par jour et par membres à l'échelle nationale, 90.000 da pour la wilaya et 30.000 pour les membres des commissions communales. C’est la raison pour laquelle que les sièges de membre de commission se monnaient à des prix qui sont fonction du niveau de la commission ( exemple: 10.000 da pour être membre de la commission communale). Ce chiffre serait nettement inférieur au coût réel parce que beaucoup de dépenses (véhicules, carburant, personnel, téléphone, électricité…) ne sont pas pris en compte parce que difficilement quantifiable et supporté par le trésor public.
Alors la question mérite d'être posée: quelle est l'utilité d'une telle commission budgétivore? La réponse peut se résumer à deux phrases: 1)c'est un moyen de distribution de la rente donc elle fait partie du système rentier qui perdure depuis 1962. 2) c'est un alibi pour donner plus de légitimité et une illusion de démocratie aux élections.