La télévision joue, dans la vie politique algérienne, un rôle capitale pour les dirigeants. Une image pour carricaturer ce qui précède :des réunions d'une importance capitale furent reportées parce que les cameras de la television nationale n'étaient pas présentes.
Les dirigeants savent qu'à travers la télévision ils atteindront les citoyens les plus accessibles à leur discours comme les paysans ,les ouvriers et les femmes au foyer, donc la majorité électorale. N'oublions pas que malgrès "la democratisation de l'enseignement" il y a plus de 8 millions d'anaphabètes en Algérie,selons les chifres officiels.Ce qui explique le refut des autorités algériennes de libérer l'espace télévisuel et radiophonique.Selon les déclarations des officiels algériens l'ouverture de chaines privées n'est pas pour demain . Notre télévision a été la 1ere télévision arabe à avoir donné la parole à l'opposition et de d'avoir permis la critique polique en 1989.
Mouloud Hamrouch, au lendemain de sa nomination comme chef de gouvernement en 1990, avait donné ordre à la television nationale de ne plus couvrir les reunions et les déplacements des ministres. Le présentateur du journal télévisé de 20 h de l'époque s'étais réjouis "pour la 1ere fois nous n'allons pas commencer les informations par les reunions officielles" .Dailleurs dans le gouvernement Hamrouch il n'y avait pas de ministère de l'information ( ni d'ailleurs celui des moudjahidines)parce qu'il faisait double emploi avec le conseil supérieur de l'information comme celui des moudjahidines faisait double emploi avec l'organisation du même nom.
Les téléspectateurs n'oublieront certainement pas cette période de liberté de ton politique et de divertissement de "l'unique" .D'ailleurs les islamistes traitaient le président de la république ( Chadli)de tous les noms d'oiseau en directe à l'écran sans aucune censure. Cette époque révolue, les dirigeants actuels la rendent responsable de la crise qu'a vécu l'Algérie ( terrorisme , decennie noire)et en font un argument pour rejeter l'ouverture de création de chaines privées.Les algériens sont obligés de recourir à la parabole pour pouvoir suivre l'actualité de leur pays.La télévision de 2007 revient à son role des années soixante dix :un instrument de propagande pour le régime.Nous sommes obligé de nous rabattre sur les chaines étrangères pour nous informer de la réalités des évènements. Dieu merci la parabole est là pour suppléer aux carrences de nos dirigeants, voilà ce qui nous diffère des années soixante dix, durant lesquels d'ailleurs notre télévision était plus vivante, plus libre et nous donnait des informations plus objectives et vivantes que celles de 2007! Une image pour montrer l'abus aveugle dont usent les responsables de la télévision: pour transmettre un match de football on le fait précéder d'un discour du président ( dont la durée est plus d'une heure) à une heure de grande écoute; donc le téléspectateur doit attendre la fin du discour ( dont la durée n'est pas annoncée)et forcé de l'écouter pour suivre le match après.
Mouloud Hamrouch s'est aussi distingué par la publication dans la presse nationale des noms de responsables politiques qui ont bénéficié des terres agricoles laissées par les colons alors que selon la loi elles doivent revenir aux agriculteurs démunis. raison qui a pesé pour beaucoup dans sa destitution au lendemain des manifestations des islamistes du fis.
La conclusion est que les responsables algériens réfléchissent en fonction de la majorité électorale illéttrée aux fins de l'amadouer et faire passer le discour officiel.D'ailleur le conseil supérieur de l'audiovisuel a été suprimé administrativement car la loi le créant n'a jamais été abrogée.Nous regrétons la période du gouvernement Hamrouch.