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Pseudo: Haouès AbdelkaderCatégorie: PolitiqueDescription:
Mes impressions et points de vue sur l'actualité politique en algérie sous toutes ses formes: locale,nationnale et internationnale à condition qu'elle ait un lien avec l'Algérie.
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Mardi 05 Juin 2007

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  Quelle lecture peut-on tirer des résultats des dernières élections législatives en Algérie du 17 Mai 2007 ? Les partis de l’alliance présidentielle en font des lectures plus ou moins satisfaisantes tout en fustigeant le système de la proportionnelle responsable à leurs yeux de l’éparpillement des voix l’émergence de partis politiques « saisonniers ».

              Pour l’opposition, en premier le FFS qui a boycotté les élections, le fort taux d’abstention – maquillé par le régime vers un chiffre moins alarmant et surtout moins humiliant- est le signe du rejet de la population du système politique et donc la réponse à l’appel au boycott. C’est un message clair d’agacement du corps électoral envers le régime  et le désintéressement à la politique.

     En troisième lieu c’est l’expression de la faiblesse politique des candidats à la députation et la preuve que le citoyen n’est pas convaincu par le discours lénifiant et trompeur de ces mêmes candidats. Ceux-ci avaient montré qu’ils étaient plus intéressés par leur situation que par les problèmes des citoyens.

               Pour d’autres, le citoyen ne rejette pas la politique du régime mais le choix des hommes qui mènent cette politique par l’expérience que le peuple aurait tiré des précédentes législatures dans lesquelles les députés se sont plus intéressés aux avantages financiers et matériels qu’ils tirent de leur « fonction » que des problèmes de la collectivité pour lesquels ils ont été élus. On en veut pour preuve l’accueil réservé à Bouteflika dans les wilayas qu’il a visité à quelques jours de ces élections.

              Selon une interprétation plus critique le système politique algérien est grippé du fait qu’il est arrivé à une étape qui ne convient ni à la manière de perception de la chose politique ni aux dirigeants qui  « veillent » sur le sort du pays de part leur « paternité » de l’indépendance du pays parce que ce sont eux qui avaient libéré le peuple du joug colonial. Donc,selon la version officielle, ils sont soucieux de l’avenir du pays au point où ils ne veulent pas le laisser à la portée de n’importe quel « parvenu » car , toujours selon la version officielle, le risque que l’Algérie retombe aux mains des « ennemis » est toujours présent. La preuve est que les deux ennemis du régime actuel ce sont les islamistes et « hizb frança » littéralement : parti de la France .Ceux là étant les irréductibles d’une théocratie alors que ceux-ci seraient les défenseurs d’une démocratie et d’une laïcité qui s’apparenterait à celles de l’ex. Puissance coloniale.

       Pour revenir à la forte désertion des urnes par les citoyens il semblerait que le régime évite sinon fuit carrément les causes profondes d’une telle situation et se limiterait à une explication plutôt superficielle. Après plus de quarante ans « d’expérience » l’électeur s’aperçoit qu’il est le dindon de la farce en ce sens qu’on a recours à lui que lors des élections et on s’en sert pour justifier la longévité du personnel politique issu de la guerre de libération nationale. La France par exemple, pour simplifier la comparaison et rester dans le comparable, vient de changer de génération de personnel politique, Chirac étant le dernier chef d’Etat à avoir vécu la guerre d’Algérie. Pourquoi ne pas faire la transposition ? Surtout que nous connaissons les liens et la convergence des situations de part et d’autre de la méditerranée. Le problème en Algérie c’est que la transition ne peut se faire que vers ceux qui sont censés défendre au mieux les intérêts du pays car le risque de dérapage vers une allégeance étrangère (surtout française) existe. Alors le régime inventa une expression sur mesure : « la famille révolutionnaire » qui serait plus soucieuse des intérêts du pays et plus sure de le maintenir dans le « politiquement acceptable » pour ces mêmes dirigeants. Cette forme de transmission d’héritage politique se vérifie à chaque fois que le régime se trouve devant un choix politique comme en 1992 lorsque les représentants de cette politique avaient manifesté et demandé l’intervention de l’armée pour « sauver la république ». Six mois après ils s’était trouvé devant le même problème parce que l’homme choisi pour sauver la république s’est révélé être plus audacieux politiquement, remettant en cause plusieurs « acquis ». Exemple, quelques jours avant son assassinat Boudiaf avait juré de procéder au recensement et à l’assainissement des biens du FLN.

       La dernière trouvaille du régime serait que le système de la proportionnelle ne répond plus aux vœux de la classe politique dominante parce que selon cette opinion ce système électoral serait responsable de la débâcle parce que d’une part des candidats en vérité FLN s’étaient présenté sous l’étiquette indépendants et d’autre part des voix  s’étaient déplacé par l’effet de la proportionnelle vers des partis qui pratiqueraient « la politique saisonnière » c'est-à-dire qui ne se manifesteraient que lors des élections et de demander de revoir ce système avant les élections locales car le régime craint que le même effet se reproduise et le pouvoir local échapperait ainsi à cette classe politique dominante.

 

 

 

 

 

 

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