Morale et politique
Le soir du 11 Septembre 1998, le president Zeroual se présente à la television et annonce à la population sa decision de se retirer de la présidence. C'était une première. Comme nous avons les plus grandes usines, les plus grands stades,les meilleures routes, les plus grands aéroports, nous voilà le 1er pays en afrique et dans le monde où un president démissionne de son poste de son propre grés. mais personne n'avait cru à une demission volontaire et chacun y allait de ses supputations (analyses!) pour expliquer ce geste derrière lequel se cacherait la main invisible du "pouvoir occulte". Nous, crédules que nous sommes, avions cru à une démission "digne d'une démocratie" suite aux scandales de l'été : l'affaire Betchine, son conseiller et néanmoins ami d'enfance, qui,d'après ces révélations faisait la pluie et le beau temps à
Alors , une question : est-ce que la demission du dirigeant politique est un luxe que seuls les démocraties occidentales peuvent se permettre? Vu le marasme politique de notre pays nous serions tenté par l'affirmative. En effet, le recrutement du personnel politique, chez nous, se fait sur la base de critères subjectifs:clanisme,copinage,clientélisme,parentés alors que dans les démocraties ce recrutement se fait sur des critères politiques (au sens scientifique)à savoir capacité et compétences.A ce titre le responsable qui se trouverait dans une situation qui entacherait sa mission se verrait obliger ( moralement, parce que ne figurant dans aucun texte de loi ni dans la constitution ) de se retirer des affaires publiques pour se permettre de se justifier sans bénéficier, et abuser, de l'apport des moyens de l'Etat. Chez nous, tout le contraire se produit, c'est-à-dire lorsqu'un proche du pouvoir se trouve en mauvaise posture ( par exemple par une poursuite judiciaire) il est appelé à un poste politique et à tous les coups cette démarche a fonctionné; le responsable est lavé des soupçons qui pesaient sur lui.
Zeroual reste, quelque soient ces digressions, le président algérien qui, ayant dirigé le pays dans la période la plus difficile (au même moment d'autres personnalités politiques plus aptes avaient fuit le pays préférant la quietude et le confort de l'éxil politique), a pris des decisions capitales, dont la principale: organiser des élections présidentielles en 1995, période où les électeurs avaient le choix entre" l'urne et le cercueil". Alors rendons à Zeroual ce qui lui appartient: La situation sécuritaire actuelle du pays est, quand le veuille ou non, le résultat des decisions courageuses et intelligentes que Zeroual a su prendre. Rappellons-nous qu'il a été jusqu'à rencontrer les dirigeants du fis dans leurs cellules pour leur proposer la paix,qu'une fois mis devant leurs responsabilités la loi sur le pardon( dont les résultats étaient palpables) fut promulguée et chose très importante: nous étions pris à témoins parce que régulièrement informés. Notre crainte est que nous regressions parce que ces moments nous paraissent maintenant si lointains.
Prochain article: Du bon usage de la télévision

Les arabes, la démocratie et le 3eme mandat présidentiel
En Algérie le débat sur la revision de la constitution, dans les journaux, bat son plein. On doit préciser "dans les journaux" parce que le simple citoyen rechigne à entrer dans ce problème pour diverses raisons, tellement occupé à faire face à la chèreté de la vie (rentrée scolaire et ramadhan aidant),mais surtout parce qu'il sait d'expérience que c'est un faux débat tout simplement parce que les propositions du fln sont des decisions du Président,donc la revision étant decidée, elle passera selon ses veux. l'unique chaine de television et les radios comme les journaux de l'Etat se limitent à annoner les comptes rendu des réunions et communiqués officiels sur la question.C'est que depuis l'indépendance aucun projet du gouvernement n'a été rejeté par les électeurs.
Les défenseurs de cette revision pensent que l'actuelle constitution a été rédigée dans une période ( 1996) qui "ne cadre plus avec les données actuelles" qu'il "faut clarifier le régime constitutionnel", celui de l'actuelle constitution étant hybride, ni présidentiel, l'exécutif étant confié à un chef de gouvernement qui est issu de la majorité parlementaire, et responsible devant lui; ni parlementaire parce que le president est élu au suffrage universel directe, donc investi par les électeurs ( nos dirigeant disent le peuple) d'où le caractère bycéphale au sommet de l'Etat. Nous ,pauvres citoyens ne comprenons pas: pour le 1er argument: pourquoi les américains n'ont-ils pas modifié leur constitution depuis plus de 200 ans alors que la notre qui date de 1996 est dépassée? Pour le deuxième argument: pourquoi les français ne révisent pas leur constitution qui est de même nature juridique que la notre? Donc, nous en tirons les conséquences: le but de la revision est de permettre au president de briguer un 3eme mandat parce que logiquement la seule disposition qui gène l'entourage de Bouteflika c'est celle qui limite le nombre de mandats du president de la république.
Aucun chef d'Etat arabe ( sauf au liban ) n'a quitté le pouvoir autrement que par la mort ou un coup d'Etat.C'est en fait le bycéphalisme au sommet de l'Etat qui gènerait le Président de
Cette volonté populaire est-elle réèlle? Une simple question à laquelle je ne voudrais apporter qu'un fait historique et politique palpable: Sadam a été élu par 100% des électeurs et 100% de participation; quelques mois après, les images instantanées des télévisions occidentales nous montraient un peuple en liesse qui déboulounait sa statut et piétinait ses portraits, les américains étaient là.
Démocratie des arabes
Une chronique de Mohammed hachmaoui (El watan du8.9 septembre 2006), intitulée : pourquoi les arabes ont-ils des régimes autoritaires ? M'inspire de continuer le raisonnement sur l'absence du président Bouteflika pendant 50 jours .En effet la conclusion à laquelle est parvenu l'auteur est la suivante : "s'il est abusif, au regard de la complexité du problème, de faire du facteur culturel la clé fons et origo, source et origine, de l'intrigue de l'exceptionnalisme arabe, il est tout autant naïf sinon douteux de l'évacuer de l'examen critique". Il parait que dans "l'exceptionnalisme arabe" il y a "l'exceptionnalisme algérien" qui fait que notre pays est, semble-t-il, le plus démocratique des pays arabes. La preuve ? En 44 ans d'indépendance nous avons eu 7 chefs d'état dont 4 en vie, en Algérie; notre presse indépendante qui critique même le président; les cafés et les rues où le simple citoyen se permet de critiquer eddaoula (l'état) et même son chef à l'écoute des policiers sans être inquiété. Voici nos arguments, à nous algériens, quant à notre démocratie. Par contre, La société politique (si celle-ci existe), principalement les partis démocrates ou pouvant être qualifiés ainsi, parlent de "verrouillage médiatique" "fermeture de l'espace télévisuel" et autre "domestication de l'opposition".
D'autres nous rétorquent qu'il y a eu un véritable coup d'état en 1965 (non c'était réajustement révolutionnaire!); un autre coup d'Etat, simulé, appelé "rupture du processus électoral" en 1992( et non rupture du processus démocratique!), qu'il y a eu un président assassiné dont, selon les rumeurs et sa veuve, l'assassin n'est pas celui qui a été jugé ( mais ce sont les grandes démocraties –l'Inde et les USA- qui avaient connu ce genre d'évènement!); que le président actuel outrepasse ses prérogatives et en abuse (l'Algérie ne peut quand même pas échapper au sort réservé aux arabes ne serait-ce qu'en tant que membre de la ligue du même nom).
S'il est permis à un simple citoyen, que je suis, d'émettre son opinion : le fond du problème reste la pratique de la politique au quotidien par la société dans son entier. Je pense, en tant qu'algérien, que le capital démocratie de l'Algérie se situe en Kabylie et c'est un algérien non kabyle (sans connotation régionaliste ou ethnique) qui le dit. Une région frondeuse, à l'origine de tous les changements politiques qu'a connu le pays. Rappelons-nous la crise berbère de 1945, le 1er Novembre 1954, le congrès de
Ce serait malheureux de terminer sur cette note pessimiste mais nous avons cet espace pour nous exprimer et surtout je souhaite réellement que les lecteurs m'apportent la preuve du contraire de ce que j'ai avancé.

Ce jour coincide avec le "retour" de Bouteflika sur la scene ( j'allais dire à la télévision) et les spéculations sur son absence n'ont pas manqués ausssi bien en Algérie qu'en France. Voici essentiellement les causes les plus sérieusement avancées comme étant à l'origine de cette eclipse estivale :1) sa maladie: des journaux ont même avancé qu'il aurait été transféré dans un hopital belge ( tiens ça nous rappelle chadly) 2) il serait au chevet de sa mère, gravement malade ( mais qui serait traitée par un medecin algérien ,en algérie) et 3) Il se serait marié! voilà. Maintenant pourquoi tout ce tapage? A cela une seule explication: l'absence de communication officielle. Cette situation fait que l'algérien croit plus à la rumeur qu'à l'information officielle. Il suffit que n'importe quel individu vous accoste et vous dise qu'il a un ami ,un parent ou qu'il connait quelqu'un qui a un ami ou un parent ou qui connait quelqu'un qui connait un colonel qui lui a filé l'information et vous devenez la personne qui dispose de la véritable version contrairement aux pauvres crédules qui continuent à croire ce que leur refile la television ( je parle bien sur de l'unique chaine pouvant être captée en trois versions – 2 sattellitaires et 1 terrestre) ! Nos dirigeants font toujours entourer leur vie privée de mystères; bien que l'absence du président ne peut pas être considérée comme une affaire privée. Cette situation est héritée de l'histoire arabo-musulmane qui gloriofie et mystifie le Zaïm au point d'en faire un êttre hors du commun: sa parole comme ses gestes sont considérés comme des références, il travaille toujours pour le bien des citoyens ( sujets est plus commode car, valable dans les républiques arabes),sa vie privée fait partie des sercrets d'état, il décide de tout et doit être au courant de tout et de tous. I
Voilà ,pour un 1er contacte la teneur de la politique telle que je la vois.