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Pseudo: Haouès AbdelkaderCatégorie: PolitiqueDescription:
Mes impressions sur l'actualité politique en algérie sous toutes ses formes: locale,nationnale et internationnale à condition qu'elle ait un lien avec l'Algérie.
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Jeudi 07 Décembre 2006

Entêtement et décisions de nos politiques

 

 

 

            Le bras de fer engagé par le ministre de la jeunesse et des sports algérien avec la fédération internationale d'athlétisme à propos de la suspension du président et du conseil fédéral  de la fédération algérienne d'athlétisme nous donne une parfaite illustration de la gestion politique en Algérie.

 

            Des exemples! En voilà: déjà en 1962 Benbellah (1er président aprés l'indépendance) décida, dans un meeting et sans que personne ne soit apparemment informé, de nationaliser des cars dans la ville de relizane : une anecdote de l'époque disait que c'était quelqu'un de son entourage qui lui chuchota le nom de la personne à nationaliser que le président s'est empressé d'annoncer. La même nationalisation a été décidée pour une villa dans un village de l'Algérie profonde et il a fallu attendre la venue de Boumédiène pour restituer ladite villa à son propriétaire. Dans les années quatre vingt Les autorités algériennes avaient toujours refusé d'entamer des réformes politiques et économiques malgré les signes sociopolitiques qui plaidaient en faveur de ces réformes et il avait fallu que les jeunes se soulèvent, des milliards de dinars de dégâts, des centaines de morts et des années de retard pour que le régime consent, sans reconnaître ses erreurs, à procéder à des réformes qui s'avérèrent être un stratagème pour se maintenir et rebondir de nouveau. La même attitude a été observée vis-à-vis du problème du rééchelonnement de la dette extérieure algérienne rejeté par le régime algérien parce que constituant "une ingérence dans les affaires intérieures" et "une atteinte à la souveraineté nationale";  en 1995 le pays a été contraint de rééchelonner sa dette dans des conditions plus difficiles et dans une conjoncture défavorable .Ce genre de décisions "spontanées" des autorités politiques en Algérie est récurrent et il serait fastidieux d'en dresser la liste mais on peut citer comme autre exemple de décisions  celles que Bouteflika a prise lors de sa prise de pouvoir de suspendre des walis (gouverneurs), décisions sur lesquelles il est revenu quelques mois plus tard.   Donc notre ministre de la jeunesse et des sports prend la décision de suspendre un président de fédération sans respecter le sacro-saint principe de parallélisme des formes qui veut que les mêmes formes qui ont présidé à la nomination d'un responsable doivent être respecté pour sa fin de fonction. Pour le cas de ce président de fédération c'était l'assemblée Générale qui l'avait élus qui devait se réunir et se prononcer sur sa suspension. La fédération internationale d'athlétisme soucieuse de la protection des fédérations de l'ingérence des autorités politiques dans les affaires sportives procède à la suspension de la Fédération Algérienne d'Athlétisme de toutes compétition internationale ce qui veut dire que l'Algérie ne peut être représentée et prive ainsi les athlètes algériens de compétitions internationales homologuées par FIA. Devant cette situation notre ministre ne trouva rien de mieux que de continuer à défendre "la décision souveraine de l'Etat Algérien" et trouva des défenseurs de cette souveraineté qui confectionnent même des poèmes à sa gloire pour "avoir défier une organisation internationale et défendre la souveraineté nationale". Finalement le ministre céda et accepte de respecter le principe que l'assemblée générale soit le seul organe habilité à prononcer une suspension d'un président de fédération. Que de temps perdu et surtout le revirement à la limite de l'humiliation de notre ministre qui représente l'Etat Algérien dont la crédibilité se trouve ainsi malmenée.

 

 

 

               Mais ne soyons pas naïfs car le comportement du représentant de l'Etat Algérien n'est destiné qu'à la consommation interne et encore ne vise que la partie de l'électorat du régime c'est-à-dire la tranche des 8 millions d'analphabètes que compte le pays et qui "se réjouissent" de cette décision parce que le ministre aura administré la preuve de la "puissance de l'Algérie indépendante et souveraine". En effet le régime Algérien continue à adopter la politique des années soixante lorsque le pays venait de conquérir son indépendance et sortait d'une guerre insupportable et coûteuse en vies humaines et en souffrance pour le citoyen, et donc à l'époque réceptif à ce genre d'argument; d'ailleurs il clamait: "sept ans (de guerre) ça suffit!". Donc le régime exploite ce sentiment du citoyen qui continue de son coté à y croire. Est-ce une fatalité pour le citoyen de subir de tels errements et d'y adhérer sans rechigner? Ce serait de la paresse intellectuelle que d'accepter cette situation comme une fatalité. Mais on serait mal placé pour prescrire un quelconque remède pour sortir le pays de ce cercle vicieux: décision politique spontanée=souveraineté nationale=autosatisfaction du citoyen. Le miracle n'existe pas en politique le tout est de traiter la question avec les données et paramètres du moment tout en se projetant dans une solution future lorsque ces mêmes données et paramètres auront changé. En tentant d'expliquer les causes et motivations des décisions "spontanées" de nos dirigeants mon intention n'était ni de cerner la question ni de suggérer des solutions mais de signaler un phénomène qui existe bien en Algérie ( peut-être aussi dans d'autres pays arabes) donnant une mauvaise image de nos dirigeants et, malheureusement,du pays mais qui n'est pas une fatalité tout en restant une spécificité des pays où les relations gouvernants gouvernés sont "atteints" de subjectivisme ( clientélisme,clanisme,nationalisme….) où les canaux de communications restent bloqués (absence de société politique et civiles) et où la fonction politique est une compensation de services rendus au régime en place ( survivance de pratiques ancestrales) au lieu d'être une mission dont la finalité est de résoudre les problèmes de la société. Le citoyen n'est perçu que comme un électeur auquel on a recours lors des échéances et qui est réceptif aux discours lénifiants des dirigeants qui "corrigent" leurs errements internes dans les médias et vis-à-vis des personnalités étrangèrs.       

 

 

 

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