Le panaf en 2009 cela peut être une réplique d'une chanson à succès déjà que "alger capital de la culture Arabe" piétine, que l'activité culturelle se misérabilise de jour en jour , que la production livresque se s'appauvris à cause de l'abandon des pouvoirs publics. le nepad enregistre des échecs à répitition que ses initiateurs ne veulent pas reconnaître, les arabes préparent tous leurs sommets sous l'oeil vigilent des americains qui se permettent même de dicter à nos dirigeants l'ordre du jour de leur réunion- il y va des intérêts mutuels entre les usa et les dirigeants arabes - déjà les arabes nous (algériens) reprochent d'être le pays le moins arabe des pays arabes- il parait que même le Liban , plus proche des occidentaux est mieux classé en "arabité" que nous . Pour le surclasser il faut que Bouteflika pleure en public pour prouver son arabité comme l'a fait le chef du gouvernement libanais. Il s'est trouvé même un universitaire en droit international qui avait soutenu dans une thèse de doctorat que l'Algérie est plus active dans les institutions africaines que dans la ligue arabe. Alors quand El Watan titre : "le panaf en 2009" il ne fait que nous enfoncer dans notre africanité sans nous éloigner de notre arabité. Le contraire nous aurait surpris tant les pesanteurs idéologiques sont énormes, les ultras du baatisme sont passés par là. Alors que dire de la place de la culture en Algérie? Ne médisons surtout pas le bas niveau qui se dégage de notre système éducatif parce que celui-ci ne fait que refléter le niveau éducatif et culturel de nos dirigeants dont le cursus s'arrête, pour les présidents de la république les plus instruits du moins – Boumédiène et Bouteflika-, au niveau du baccalauréat.La deuxième caractéristique de nos dirigeants c'est leur mépris des intellectuels, malgré leur insistance, en public, du contraire. Car la tendance politique se mesure aux actions concrètes envers les hommes de culture. Regardons la répartition des crédits budgétaires publiés par le journal officiel qui place le ministère de la culture derrière celui de la défense de l'intérieur (c'est logique!) des moudjahidines –anciens combattants- (c'est honteux.). Mesurons le mépris avec lequel Bouteflika traite les journalistes algériens;d'ailleurs a t-il donné une seule interview à un journal ou jounaliste algériens? D'ailleurs souvent les énarques et étudiants en droit et en sciences politiques les plus ambitieux se posent la question : A quoi sert d'étudier si on ne peut atteindre une haute fonction que si on doit justifier que nos parents "n'ont pas eu une attitude contraire à la révolution de Novembre"? et, Comment apporter cette preuve si on n'est pas fils d'un anciens combattant ou fils de martyre ? D'où la difficulté pour le régime de prouver sa sincérité d'une remise des affaires de l'Etat aux compétences. Donc le régime est foncièrement contre la culture et l'homme de culture -à condition que celui-ci fait preuve d'allégeance. Ce qui nous ramène à douter des intentions réelles du régime de vouloir d'abord opérer une transition et ensuite de prévilligier la compétence et le mérite.