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Pseudo: Haouès AbdelkaderCatégorie: PolitiqueDescription:
Mes impressions sur l'actualité politique en algérie sous toutes ses formes: locale,nationnale et internationnale à condition qu'elle ait un lien avec l'Algérie.
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Jeudi 04 Octobre 2007
                    S'il y a une contradiction entre "indépendance" et "injonctions"  c'est une des abérrations des dirigeants politiques algériens qui usent et abusent des termes à volonté pour une consommation locale bien ciblée c'est celle de la majorité de l'électorat dont 8 millions ( chiffre du ministère de la solidatité nationale) sont analphabète. En effet nos dirigeants ne trouvent aucune gène à parler d'une chose te de son contraire comme le ministre de la justice qui parle d'indépendance de la justice devant les médias et personnalités étrangères et donne des ordres en vociférant devant les magistrats.

           Le ministre de la justice vient de déclarer à Oran que les délais d’instruction de la chambre d’accusation sont trop longs, sans parler de lenteur. Le président de ladite chambre, qui est en même temps le président de la cour, lui rétorque que ce sont les expertises qui retardent les traitements des dossiers, réponse à laquelle le ministre réplique : «  les expertises ne doivent pas durer plus de 6 mois ».

           Si le ministre n’était pas un ancien juge; donc qui connaît parfaitement les procédures et les compétences de chaque partie au procès, nous aurions conclu à un manque de professionnalisme; mais force est de constater 1) la recherche de la quantité de dossiers traités au détriment de la qualité des décisions rendues qui, les magistrats étant pressés par les délais, souffriront immanquablement de cette précipitation imposée 2) l’ingérence dans une profession libérale, l’expert, dont il critique les délais d’étude des dossiers alors que celui-ci n’est tenu que par le délai qui lui est imparti dans la décision le nommant  et,3) Paradoxalement, il exhorte les magistrats à éviter les jugements par défaut ; c’est paradoxal parce que si le juge doit « expédier » les affaires, comme le recommande le ministre, il serait obligé de juger par défaut c'est-à-dire en l’absence d’une ou des parties ; mais éviter les jugements par défaut serait reporter indéfiniment les affaires jusqu’à la présence de toutes les paries. Le ministre s’est trouvé piégé par ses propres instructions – injonctions serait plus approprié- à savoir pas plus de « 3 reports en matière pénal et 5 en matière civil »; ce sont là les termes de l’instruction ministérielle adressée aux magistrats qui, malheureusement, se trouvent être « obligés » de respecter l’injonction pour préserver leur carrière de soubresauts dont les responsables algériens ont le secret et les magistrats récalcitrant ou « trop » légalistes ou jaloux de leur indépendance l’ont vérifié au dépens de leur famille et de leur stabilité voire, tranquillité.

          Ce qui parait aberrant pour celui qui ne connaît pas la mentalité du responsable politique algérien c’est que celui-ci parle de l’indépendance de la justice comme une panacée, une preuve de démocratie  alors que de l’autre coté des injonctions de ce que l’on vient de voire constituent un empiètement, une intrusion flagrante du pouvoir exécutif dans les missions du pouvoir judiciaire. Pour comprendre ce qui précède il faut remonter au temps du parti unique lorsque la justice était, constitutionnellement, considérée comme une « fonction ». Les mentalités n’ont pas suivi et les responsables ne se sont pas encore départis de ce « principe » aidés en cela par le comportement des politiques qui se plaisent à distribuer des ordres sans se soucier du respect des formes imposées par la démocratie qui, heureusement, nécessite une culture politique que,malheureusement, nos responsables n'ont pas. D’autre part, la démocratie est otage de pratiques populistes dont la plus répandue est celles qui consiste, pour un responsable, de donner des ordres en publique de préférence devant les caméras de la télévision d’Etat qui se plait à les diffuser à des heures de grande écoute,destinés à amadouer des couches sociales qui pèsent par le nombre quand il s’agit de décisions importantes, électorales et qui constituent des risques de violence et manifestations manipulées dont les conséquences matérielles, politiques et sociales sont très importantes ; Octobre 1988 est toujours présent dans les esprits. Donc le ministre de la justice ne fait que se plier à cette pratique au détriment de l’efficacité juridique et juridictionnelle.

    En conclusion, cette digression aurait pu être étayée d’articles de la constitution et autres codes de procédures pénal et civil qui sont les seuls instruments du juge auxquels il est soumis en principe. Principe, malheureusement remis en cause par ce qu’on vient de voire.Mais, citer les articles de la constitution et des codes qui renforcent l'indépendance de la justice on cour le risuqe de tomber dans le piège des dirigeants politiques qui citent ces principes comme des "acquits démocratiques" tout en les piétinant dans leurs activités quotidiennes.  le juge se trouve dans la situation d'une équipe de football qui court derrière le résultat sans y arriver dans la précipitation confondue avec rapidité. Le résultat c'est incontestablment la médiocrité. Celle ci ne peut être accolée au juge mais est le résultat de son travail quelque soit sa compétence par la faute des injontions "ministérielles".

 

     Au risque d’être traité de pessimiste et de n’entrevoir pas de solution à cette pratique, au vu des conjonctures et les adaptations que nécessitent les changements surtout des mentalités, il est malheureux de dire que ce phénomène a de beaux jours devant lui.  

 

 

 

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