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Pseudo: Haouès AbdelkaderCatégorie: PolitiqueDescription:
Mes impressions et points de vue sur l'actualité politique en algérie sous toutes ses formes: locale,nationnale et internationnale à condition qu'elle ait un lien avec l'Algérie.
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Jeudi 12 Juin 2008

     Lu dans El watan du jeudi  5 Juin 2008: table ronde  :" l'Algérie 1963 :l'An I de l'indépendance" à la BN

 avec la participation de   Mohamed Harbi, histotorien et actuer de la guerre d'Algérie , Lemnouer Merouche  directeur du Moudjahid en arabe en 1962 , Fadela M'barek animatrice radio à l'époque des faits ( 1962), Pierre Chaulet Medecin à l'hopital Mustapha , Hocine Zehouane:   tous apportent leur témoignage de l'époque   (1962)

         Dans la même page - 32-  "La honte"   par Tayeb Belghiche rapporte  l'interdiction des autorités  du recueillement que devaient faire des personnalités sur les tombes  de  Henri Maillot et Maurice Laban "Quelle ne fut la surprise des organisateurs lorsqu'ils étaient informé par les autorités qu'il  faut au préalable une autorisation pour aller au cimetière  "  

         On relèvera dans les deux articles le point commun  de  l'inconsistance et l'incohérence des décisions des autorité algériennes devant des situations qui leur échappent totalement. Ces situations sont certainement la conséquence d’absence de visions idéologique et de stratégie politique qui caractérisent notre régime dont les dirigeants se distinguent par la prévalence des questions de choix de personnes au détriment des questions de fond.

             Harbi  remarque que les décideurs étaient divisés sur l'organisation de l'Etat :   "comment doit  s'opérer la convergence entre les différents groupes de résistance? Est ce qu'on doit opter pour un Etat central, est ce qu’on doit consacrer le pluralisme ou faire du FLN un  parti unique? Devons-nous étatiser les biens ou  les privatiser? Au sein des élites du GPRA, il est tranché pour l'étatisation. Concernant la gestion, il y avait à choisir entre l'expérience chinoise et l'expérience yougoslave. Benbella a décidé de se référer à cette dernière. »

           Les acteurs de l’époque de l’indépendance nous le confirme, l’Algérie avait pris un mauvais départ en 1962 à cause du comportement des décideurs du FLN-ALN où on sentait que celui-ci manquait visiblement de vision à long terme, de stratégie politique et de vision idéologique, pour preuve le caractère tatillon des choix politiques essentiels qui avaient été adoptés à l’époque à l’exemple de la forme de gestion des biens immobiliers abandonnés par les colons, de la constitution, et de la politique économique, choix remis en cause sous la pression de la rue en 1988. On a  là une expérience réelle de la politique du régime algérien qui agit au cas par cas sans aucune intelligence que celle des avantages et privilèges personnels étroit de personnes à la recherche de l’aisance matérielle.  Est- ce a dire que notre révolution n'a pas eu ses idéologues et intelectuels? Loin s'en faut, mais ceux-ci n'avaient pas de pouvoir, soit décisionnel soit celui de convaincre. D'ailleurs et jusqu'à aujourd'hui nos  dirigeants politiques se méfient des intelectuels. Pourquoi? Ceci est un autre débat,restons dans le tatonnement des décideurs dans la gestion politique du pays. 

              Des moudjahidines descendus des montagnes ou venant des frontières s’étaient trouvés investis de pouvoirs immenses ; alors ils se sont fait assister de « conseillers » venant des 4 coins du monde surtout marxistes et baathistes qui avaient fait de notre pays leur laboratoire pour des idées qu’ils n’avaient pu  « placer » ailleurs. Mais Harbi avouait qu’en sa qualité de conseiller il ne pouvait influer sur les décisions politiques. Cette affirmation conforte l’idée que le pouvoir a toujours tendance à se méfier de ses citoyens, qui plus est des cadres , une autre tare qui découle des carences précédemment citées.  C’est une opinion qui est plus que prouvée. Alors que dans les pays qui se respectent il est exigé du cadre politique d’un certain niveau  naturalisation et une enquête poussée des services compétents. Ce sont ces tares du régime algérien qui le distingue d’autres nations.

       Des congrès des instances dirigeantes du fln-aln avaient pris  plus de temps que prévu avec des records, comme la réunion des chefs militaires en 1959 qui avait duré 100 jours ( El Watan du 27/01/2008 P.22) ou le congrès du CNRA de tripoli en 1962 (du 25 Mai au O7 juin 1962) , pour aboutir à un échec à cause de choix de personnes aux postes de responsabilités, régionalisme et clanisme aidant,chacun voulant placer ces hommes. Les questions de stratégies politiques sont expédiées en un tour de main et une fois le problème du choix des personnes posé les présents n’arrivent (utilisons le présent parce que le problème perdure) plus à se mettre d’accord sur la personne et chacun voulant être le chef ou placer un homme de son clan et on assiste à un marché où l’essentiel est sacrifié pour le superficiel et le  conjoncturel préféré au long terme. Le but pour nos dirigeants est de « sauver leur peau » et de perdurer quelque soit le sacrifice. Le résultat est que après plus de 50 ans d’indépendance les dirigeants ne disposent d’aucune stratégie politique ou économique à long terme mais se trouvent à tâtonner dans leur prise de décision une fois pour gagner la paix sociale,une autre pour assurer leur maintien dans le pouvoir ou faire plaisir à des puissances en mélangeant les modes de discours pour la consommation interne jouant sur la fibre du nationalisme ou externe dosé de références à la "démocratie et au respect des droits de l’homme" et autres arguties dont ils  sont experts, ambivalence de discours qui aussi une caratéristique de nos hommes olitiques. Le peuple algérien semble avoir longtemps convenu avec ses dirigeants de certaines lignes rouges à ne pas dépasser qui ont trait à son nationalisme ( dont l’origine est  la guerre de libération nationale) à sa religion dont ils abusent sans vergogne du monopole de la radio et la télévision donc accessible aux citoyens qui constituent la majorité.

         Harbi rapportait qu'une fois la guerre terminée, les femmes étaient obligées de porter le voile parfois sous peine de sanctions comme se fut le cas à Oran. Les moudjahidates, à l’exception de celles d’Alger, ce qui est une autre aberration de l’Algérie de voire deux statuts appliqués à une  même situation selon qu’elle se passe dans la capital ou à l’intérieur du pays, se rappellent qu’au lendemain de l’indépendance elles étaient sommées de rester au foyer et , pour celles, rares qui travaillaient d’observer certaines règles strictes à ne pas violer,porter le voile,se faire discrètes, et, ne pas s’occuper de politique. Ce ne sont pas les quelques rares femmes avocates,médecins ou professeurs qui remettront en cause ces "principes". Il a fallu attendre l’avènement de Boumédiène et plus tard Chadly pour que le régime fasse appel aux femmes pour servir de devanture et assurer la propagande du régime.

      Donc le déficit de stratégie politique et de visions idéologique du régime est malheureusement une constance qui perdure et dont les conséquences sont le « tâtonnement » des dirigeants en politique qui est la source des problèmes que le pays ne cesse de vivre. Exemple : les évènements d’Octobre 1988 avaient été qualifié au début de « chahut de gamins ». En Janvier 1992  les autorités déclaraient que quelques jours ou au plus quelques semaines allaient suffir pour venir à bout de" ces brebis galleuses". Celles-ci continuent malheureusement en 2008 à endeuiller des familles en paufinant les méthodes. Lors des évènement de Kabylie en 2002 notre président s’envola quelque part en Afrique pour assister à une conférence sur le sida alors que le sang des citoyens de cette région coulait ( presqu'à la même époque on avait vu le président Chirac écourter sa visite en Chine et regagner le pays parce que le mauvais temps avait causé la mort d'une personne) et notre ministre de l’intérieur qualifiait le jeune lycéen mort dans une brigade de gendarmerie de vulgaire délinquant sans se déjuger par la suite à défaut de reconnaître son erreur, ce qui n'arrive jamais à nos hommes politiques; zaîmisme oblige, ils ne se trompent jamais. En 2005 le régime recule devant la fronde des jeunes de la région en souscrivant à certaines revendications, mais c’était, reculer pour mieux sauter. Notre régime a toujours usé de ce mode opératoire: donner l'impression de répondre ( céder) devant la fronde populaire et reprendre la main avec les mêmes manières après le calme.octobre 1988 est passé par là.  

                    La solution? Pour paraphraser un professeur d'Histoire politique de l'Algérie qui nous disait dans les années soixante dix "Le FLN n'a pas su faire sa transistion d'un parti de lutte pour l'indépendance à un parti de lutte politique". Disons clairement que le problème se pose en terme de génération: la France, avec l'avènement de Sarkozy, en a fini avec l'ossature politique du pays qui avait fait la guerre d'Algérie; chez nous nous continuons en 2008 à exiger "la participation  à la glorieuse révolution de Novembre 1954" des hommes appelés à nous diriger.

Des nations nous avaient devancé, nous ne sommes pas unique (contrairement à ce qu'on essaie de faire croire) en ce genre qui fait perdurer une génération pour services rendus en matière de lutte pour la liberté citoyenne et l'émancipation de l'homme. Les réalités sont là à s'imposer à nous. On ne peut ni marginaliser ni opérer un tri par généalogie des jeunes et des intelectuels dont les conséquences sont les harragas et le fuite de cerveaux. La réalité finira toujours par s'imposer quelque soient les intrigues et les ruses. L'essentiel est que cette réalité soit la conséquence de choix mûrement réfléchis par des dirigeants don,t le seul but est le bonheur des citoyens, ce qui est tout à leur honneur, au lieu d'être imposée par une action de la rue ou, osons le mot une révolte,dont les dégats seraient incalculables et surtout insupportables pour nous autres citoyens que nous sommes et dont nous seront comme nous l'avons toujours été les seuls perdants.

 Attention; ce n'est pas une insulte à l'Histoire qui reste une donnée réelle à ne pas dépasser ni reléguer au second plan, mais le monde évolue et les personnes prennent de l'age.       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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