Démocratie des arabes
Une chronique de Mohammed hachmaoui (El watan du8.9 septembre 2006), intitulée : pourquoi les arabes ont-ils des régimes autoritaires ? M'inspire de continuer le raisonnement sur l'absence du président Bouteflika pendant 50 jours .En effet la conclusion à laquelle est parvenu l'auteur est la suivante : "s'il est abusif, au regard de la complexité du problème, de faire du facteur culturel la clé fons et origo, source et origine, de l'intrigue de l'exceptionnalisme arabe, il est tout autant naïf sinon douteux de l'évacuer de l'examen critique". Il parait que dans "l'exceptionnalisme arabe" il y a "l'exceptionnalisme algérien" qui fait que notre pays est, semble-t-il, le plus démocratique des pays arabes. La preuve ? En 44 ans d'indépendance nous avons eu 7 chefs d'état dont 4 en vie, en Algérie; notre presse indépendante qui critique même le président; les cafés et les rues où le simple citoyen se permet de critiquer eddaoula (l'état) et même son chef à l'écoute des policiers sans être inquiété. Voici nos arguments, à nous algériens, quant à notre démocratie. Par contre, La société politique (si celle-ci existe), principalement les partis démocrates ou pouvant être qualifiés ainsi, parlent de "verrouillage médiatique" "fermeture de l'espace télévisuel" et autre "domestication de l'opposition".
D'autres nous rétorquent qu'il y a eu un véritable coup d'état en 1965 (non c'était réajustement révolutionnaire!); un autre coup d'Etat, simulé, appelé "rupture du processus électoral" en 1992( et non rupture du processus démocratique!), qu'il y a eu un président assassiné dont, selon les rumeurs et sa veuve, l'assassin n'est pas celui qui a été jugé ( mais ce sont les grandes démocraties –l'Inde et les USA- qui avaient connu ce genre d'évènement!); que le président actuel outrepasse ses prérogatives et en abuse (l'Algérie ne peut quand même pas échapper au sort réservé aux arabes ne serait-ce qu'en tant que membre de la ligue du même nom).
S'il est permis à un simple citoyen, que je suis, d'émettre son opinion : le fond du problème reste la pratique de la politique au quotidien par la société dans son entier. Je pense, en tant qu'algérien, que le capital démocratie de l'Algérie se situe en Kabylie et c'est un algérien non kabyle (sans connotation régionaliste ou ethnique) qui le dit. Une région frondeuse, à l'origine de tous les changements politiques qu'a connu le pays. Rappelons-nous la crise berbère de 1945, le 1er Novembre 1954, le congrès de
Ce serait malheureux de terminer sur cette note pessimiste mais nous avons cet espace pour nous exprimer et surtout je souhaite réellement que les lecteurs m'apportent la preuve du contraire de ce que j'ai avancé.
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Ce n'est peut-être pas DANS ce contexte qu'il faut dire ça, mais sais-tu, l'ami, quelle est la différence entre un régime dictatorial et un régime démoctratique ? Eh ! bien si la dictature te dit " fermes ta gueule", la démocratie te dit "tu peux toujours causer" ! Mais, pour revenir à ton article, il est vrai que l'Algérie est entrain, doucement mais inéxorablement, de s'acheminer vers une véritable démocratie. LA PREUVE. Nous sommes-là, à discuter de ça sans être inquiétés outre mesure.