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Pseudo: Haouès AbdelkaderCatégorie: PolitiqueDescription:
Mes impressions et points de vue sur l'actualité politique en algérie sous toutes ses formes: locale,nationnale et internationnale à condition qu'elle ait un lien avec l'Algérie.
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Lundi 09 Octobre 2006

 

 

 

Elwatan du 2/10/2006 rapportait les explications de l'ex.DG du CHUO qui a été limogé par le ministère de la santé d'une manière impromptue et surprise parce que le jour même il est appelé au téléphone par son supérieur hiérarchique qui lui apprend qu'il allait venir à son bureau en compagnie d'une délégation ministérielle pour installer son successeur! Et  le journal de se demander "si un jour l'algerie arrivera à faire revenir toutes ses têtes pensantes vivant à l'étranger". Je ne sais pas si le journaliste pose la question naïvement, mais la qualité et la fonction de l'auteur laissent perplexe devant cette question car je suis sur que le journaliste sait pertinemment que cette question rappelle un problème de fond dans notre pays à savoir : le rapport de l'intellectuel au pouvoir ( au-delà de l'amalgame, sciemment entretenu, entre Etat,régime,pouvoir,gouvernement ) . Le journaliste comme le journal savent que le cas de ce cadre démis de ses fonctions d'une manière humiliante n'est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier. Alors, pourquoi, comme le dit si bien un proverbe de chez nous, cacher le soleil avec le tamis? Notre pays foisonne d'exemples de ces limogeages humiliants. Des exemples!   En voilà: dans les années soixante dix  les politiques avaient fait appel à un éminent physicien (ou mathématicien) dont la compétence était reconnue à l'étranger, pour diriger l'université de Annaba, quelques mois après il fut sacrifié (démis d'une manière humiliante) car des étudiants ou/et des travailleurs et professeurs avaient fait grève et exigeaient son départ. Au début des années quatre vingt Slimane Cheikh avait appris son limogeage à Tiaret alors que les autorités de Saïda l'attendaient ( il parait qu'on ait exigeait de lui qu'il regagne alger sur le champ!). Dans les années quatre vingt dix le ministre algerien des finances apprend son limogeage lors d'une visite officielle dans un pays asiatique.

 

 

 

            Des exemples dont l'auteur de ces lignes a été le témoin en voilà: on rapporte à un magistrat, en pleine audience, le télégrammes officiel mettant fin à ses fonctions; il lit le texte et continue à traiter les affaires, quelques instants après le procureur est appelé d'urgence au téléphone et quand il revient il dit au magistrat: " le procureur général  vous ordonne de quitter l'audience maintenant". Le wali de Mascara ( frère du président Chadly), s'étonnant qu'un projet de grande importance n'ait pas démarré, demande des explications au responsable ( un jeune ingénieur) qui se lance dans une explication technique justifiant "le retard par les études approfondies des soles et la nature des matériaux compatibles"…. Le Wali l'arrête en vociférant : "moi aussi j'ai été à l'école et je sais que quelque soit le projet c'est quatre murs et un toit, je vous ordonne de démarrer le projet demain". Pour mieux schématiser: citons l'exemple de ce ministre qui était surnommé "rak mouakef" ( tu es démis) parce qu'il se plaisait à limoger les cadres devant les caméras de la télévision.

 

 

 

          Le mépris affiché envers le cadre ne peut être caricaturer que par l'image du président de la république ( tous les présidents qui ont dirigé l'Algérie l'ont pratiqué) faisant des remontrances, à la limite de l'insulte, aux cadres que nous montre la télévision  lors des visites officielles. Cette pratique a une importance en impacte sur la perception de la population de la gestion des affaires publiques car insidieusement on veut montrer au citoyen que seul le chef d'Etat veille à la bonne gestion des affaires de l'Etat et cette tactique politique a fonctionné;  il n'y a comme preuve que les commentaires de l'homme de la rue le lendemain des images de la télévision: tous les responsables sont incompétents sauf le président et si les choses ne marchent pas bien c'est à cause de ses incompétents et si des fois des choses bougent c'est grace au président ou à son intervention.

 

 

 

           Cependant il y'a l'attitude complaisante (masochiste) des responsables eux-mêmes qui se plaisent à de telles attitudes: on dirait qu'ils aiment être traité d'une manière humiliante par le chef de l'Etat pour s'en orgueillir par la suite. Cela relève-t-il de la culture politique ou  de la soumission "glorieuse"?  En tous les cas, cela explique les cas de limogeage humiliant car le responsable limogé ne cadre pas avec  les habitudes et convenances admises.     

 

 

 

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