<![CDATA[ politiquement correcte]]> http://politiquementcorect.dzblog.com Mes impressions sur l'actualité politique en algérie sous toutes ses formes: locale,nationnale et internationnale à condition qu'elle ait un lien avec l'Algérie. fr Thu, 12 Jun 2008 11:48:12 GMT Thu, 12 Jun 2008 11:48:12 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[stratégie de choix de personnes et stratégie politique du régime algérien]]> http://politiquementcorect.dzblog.com/article-244699.html

     Lu dans El watan du jeudi  5 Juin 2008: table ronde  :" l'Algérie 1963 :l'An I de l'indépendance" à la BN

 avec la participation de   Mohamed Harbi, histotorien et actuer de la guerre d'Algérie , Lemnouer Merouche  directeur du Moudjahid en arabe en 1962 , Fadela M'barek animatrice radio à l'époque des faits ( 1962), Pierre Chaulet Medecin à l'hopital Mustapha , Hocine Zehouane:   tous apportent leur témoignage de l'époque   (1962)

         Dans la même page - 32-  "La honte"   par Tayeb Belghiche rapporte  l'interdiction des autorités  du recueillement que devaient faire des personnalités sur les tombes  de  Henri Maillot et Maurice Laban "Quelle ne fut la surprise des organisateurs lorsqu'ils étaient informé par les autorités qu'il  faut au préalable une autorisation pour aller au cimetière  "  

         On relèvera dans les deux articles le point commun  de  l'inconsistance et l'incohérence des décisions des autorité algériennes devant des situations qui leur échappent totalement. Ces situations sont certainement la conséquence d’absence de visions idéologique et de stratégie politique qui caractérisent notre régime dont les dirigeants se distinguent par la prévalence des questions de choix de personnes au détriment des questions de fond.

             Harbi  remarque que les décideurs étaient divisés sur l'organisation de l'Etat :   "comment doit  s'opérer la convergence entre les différents groupes de résistance? Est ce qu'on doit opter pour un Etat central, est ce qu’on doit consacrer le pluralisme ou faire du FLN un  parti unique? Devons-nous étatiser les biens ou  les privatiser? Au sein des élites du GPRA, il est tranché pour l'étatisation. Concernant la gestion, il y avait à choisir entre l'expérience chinoise et l'expérience yougoslave. Benbella a décidé de se référer à cette dernière. »

           Les acteurs de l’époque de l’indépendance nous le confirme, l’Algérie avait pris un mauvais départ en 1962 à cause du comportement des décideurs du FLN-ALN où on sentait que celui-ci manquait visiblement de vision à long terme, de stratégie politique et de vision idéologique, pour preuve le caractère tatillon des choix politiques essentiels qui avaient été adoptés à l’époque à l’exemple de la forme de gestion des biens immobiliers abandonnés par les colons, de la constitution, et de la politique économique, choix remis en cause sous la pression de la rue en 1988. On a  là une expérience réelle de la politique du régime algérien qui agit au cas par cas sans aucune intelligence que celle des avantages et privilèges personnels étroit de personnes à la recherche de l’aisance matérielle.  Est- ce a dire que notre révolution n'a pas eu ses idéologues et intelectuels? Loin s'en faut, mais ceux-ci n'avaient pas de pouvoir, soit décisionnel soit celui de convaincre. D'ailleurs et jusqu'à aujourd'hui nos  dirigeants politiques se méfient des intelectuels. Pourquoi? Ceci est un autre débat,restons dans le tatonnement des décideurs dans la gestion politique du pays. 

              Des moudjahidines descendus des montagnes ou venant des frontières s’étaient trouvés investis de pouvoirs immenses ; alors ils se sont fait assister de « conseillers » venant des 4 coins du monde surtout marxistes et baathistes qui avaient fait de notre pays leur laboratoire pour des idées qu’ils n’avaient pu  « placer » ailleurs. Mais Harbi avouait qu’en sa qualité de conseiller il ne pouvait influer sur les décisions politiques. Cette affirmation conforte l’idée que le pouvoir a toujours tendance à se méfier de ses citoyens, qui plus est des cadres , une autre tare qui découle des carences précédemment citées.  C’est une opinion qui est plus que prouvée. Alors que dans les pays qui se respectent il est exigé du cadre politique d’un certain niveau  naturalisation et une enquête poussée des services compétents. Ce sont ces tares du régime algérien qui le distingue d’autres nations.

       Des congrès des instances dirigeantes du fln-aln avaient pris  plus de temps que prévu avec des records, comme la réunion des chefs militaires en 1959 qui avait duré 100 jours ( El Watan du 27/01/2008 P.22) ou le congrès du CNRA de tripoli en 1962 (du 25 Mai au O7 juin 1962) , pour aboutir à un échec à cause de choix de personnes aux postes de responsabilités, régionalisme et clanisme aidant,chacun voulant placer ces hommes. Les questions de stratégies politiques sont expédiées en un tour de main et une fois le problème du choix des personnes posé les présents n’arrivent (utilisons le présent parce que le problème perdure) plus à se mettre d’accord sur la personne et chacun voulant être le chef ou placer un homme de son clan et on assiste à un marché où l’essentiel est sacrifié pour le superficiel et le  conjoncturel préféré au long terme. Le but pour nos dirigeants est de « sauver leur peau » et de perdurer quelque soit le sacrifice. Le résultat est que après plus de 50 ans d’indépendance les dirigeants ne disposent d’aucune stratégie politique ou économique à long terme mais se trouvent à tâtonner dans leur prise de décision une fois pour gagner la paix sociale,une autre pour assurer leur maintien dans le pouvoir ou faire plaisir à des puissances en mélangeant les modes de discours pour la consommation interne jouant sur la fibre du nationalisme ou externe dosé de références à la "démocratie et au respect des droits de l’homme" et autres arguties dont ils  sont experts, ambivalence de discours qui aussi une caratéristique de nos hommes olitiques. Le peuple algérien semble avoir longtemps convenu avec ses dirigeants de certaines lignes rouges à ne pas dépasser qui ont trait à son nationalisme ( dont l’origine est  la guerre de libération nationale) à sa religion dont ils abusent sans vergogne du monopole de la radio et la télévision donc accessible aux citoyens qui constituent la majorité.

         Harbi rapportait qu'une fois la guerre terminée, les femmes étaient obligées de porter le voile parfois sous peine de sanctions comme se fut le cas à Oran. Les moudjahidates, à l’exception de celles d’Alger, ce qui est une autre aberration de l’Algérie de voire deux statuts appliqués à une  même situation selon qu’elle se passe dans la capital ou à l’intérieur du pays, se rappellent qu’au lendemain de l’indépendance elles étaient sommées de rester au foyer et , pour celles, rares qui travaillaient d’observer certaines règles strictes à ne pas violer,porter le voile,se faire discrètes, et, ne pas s’occuper de politique. Ce ne sont pas les quelques rares femmes avocates,médecins ou professeurs qui remettront en cause ces "principes". Il a fallu attendre l’avènement de Boumédiène et plus tard Chadly pour que le régime fasse appel aux femmes pour servir de devanture et assurer la propagande du régime.

      Donc le déficit de stratégie politique et de visions idéologique du régime est malheureusement une constance qui perdure et dont les conséquences sont le « tâtonnement » des dirigeants en politique qui est la source des problèmes que le pays ne cesse de vivre. Exemple : les évènements d’Octobre 1988 avaient été qualifié au début de « chahut de gamins ». En Janvier 1992  les autorités déclaraient que quelques jours ou au plus quelques semaines allaient suffir pour venir à bout de" ces brebis galleuses". Celles-ci continuent malheureusement en 2008 à endeuiller des familles en paufinant les méthodes. Lors des évènement de Kabylie en 2002 notre président s’envola quelque part en Afrique pour assister à une conférence sur le sida alors que le sang des citoyens de cette région coulait ( presqu'à la même époque on avait vu le président Chirac écourter sa visite en Chine et regagner le pays parce que le mauvais temps avait causé la mort d'une personne) et notre ministre de l’intérieur qualifiait le jeune lycéen mort dans une brigade de gendarmerie de vulgaire délinquant sans se déjuger par la suite à défaut de reconnaître son erreur, ce qui n'arrive jamais à nos hommes politiques; zaîmisme oblige, ils ne se trompent jamais. En 2005 le régime recule devant la fronde des jeunes de la région en souscrivant à certaines revendications, mais c’était, reculer pour mieux sauter. Notre régime a toujours usé de ce mode opératoire: donner l'impression de répondre ( céder) devant la fronde populaire et reprendre la main avec les mêmes manières après le calme.octobre 1988 est passé par là.  

                    La solution? Pour paraphraser un professeur d'Histoire politique de l'Algérie qui nous disait dans les années soixante dix "Le FLN n'a pas su faire sa transistion d'un parti de lutte pour l'indépendance à un parti de lutte politique". Disons clairement que le problème se pose en terme de génération: la France, avec l'avènement de Sarkozy, en a fini avec l'ossature politique du pays qui avait fait la guerre d'Algérie; chez nous nous continuons en 2008 à exiger "la participation  à la glorieuse révolution de Novembre 1954" des hommes appelés à nous diriger.

Des nations nous avaient devancé, nous ne sommes pas unique (contrairement à ce qu'on essaie de faire croire) en ce genre qui fait perdurer une génération pour services rendus en matière de lutte pour la liberté citoyenne et l'émancipation de l'homme. Les réalités sont là à s'imposer à nous. On ne peut ni marginaliser ni opérer un tri par généalogie des jeunes et des intelectuels dont les conséquences sont les harragas et le fuite de cerveaux. La réalité finira toujours par s'imposer quelque soient les intrigues et les ruses. L'essentiel est que cette réalité soit la conséquence de choix mûrement réfléchis par des dirigeants don,t le seul but est le bonheur des citoyens, ce qui est tout à leur honneur, au lieu d'être imposée par une action de la rue ou, osons le mot une révolte,dont les dégats seraient incalculables et surtout insupportables pour nous autres citoyens que nous sommes et dont nous seront comme nous l'avons toujours été les seuls perdants.

 Attention; ce n'est pas une insulte à l'Histoire qui reste une donnée réelle à ne pas dépasser ni reléguer au second plan, mais le monde évolue et les personnes prennent de l'age.       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Thu, 12 Jun 2008 11:48:12 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-244699.html
le portrait de bouteflika dans les stades de foot http://politiquementcorect.dzblog.com/article-221485.html  

          ça y est! le portrait de bouteflika fait son entrée dans les stades de foot en Algerie comme tous les pays arabes, moins le liban, où on voit les protraits des zaïms au milieu des spectateurs et dans les abords des aires de jeu. Chez nous bouteflika investit les stades de toutes les villes , moins ceux de Tizi Ouzou et de Bejaïa, l'Algérie vient de se ranger dans le cercle des pays arabes qui encensent le zaïm.       

       Heureusement que nous sommes revenus à nos origines arabo-musulmanes, car, de mémoire d'algériens, les prédécesseurs de bouteflika, de boumédiene à Zeroual, n'avaient pas leur place dans les stades de sport. Cette fois, ça y est! Nous sommes des arabes comme tous les arabes de "l'océan au golfe". C'était une insulte que de faire exception à ce monde qui vénère ses dirigeants par crainte ou par peur que par respect pour leur rang. Nos "frères arabes" ne peuvent pas maintenant nous reprocher notre arabité comme ils le faisaient pour les libanais dont le premier ministre a été obligé de pleurer en pleine réunion pour prouver son arabité. Bouteflika a acquit son 3eme mandat et benbella de réclamer le 4eme parce que, d'après lui il n'y a pas d'autres algériens qui peuvent le remplacer. Pauvre algérie ! la voilà attachée à un seul homme sur 34 millions, record qu'aucun autre pays ne peut battre. Il ne faut pas oublier que Benbella était parmi les 100 % de participants et de votants pour saddam avant l'invasion américaine. Au lendemain de celle-ci nous avons pu vérifier  qu'au moins quelques % de ces 100 % étaient réjouis de sa chute. L'oncle sam sait bien faire passer le message aux dirigeants arabes: « voilà ce qui vous attend messieurs les Zaïm des temps modernes » , tout en saupoudrant cette image par des projets à l'intention des peuples du genre MENA, pour amadouer les recalcitrant et protéger les "modérés".

Pour conclure; posons une question: quel est le le chef d'Etat arabe ( roi ou président de république ou émir) à part au liban, qui ait quitté le pouvoir autrement que dans un cercueil ou par un coup d'Etat? 

 

 

 

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Sat, 01 Mar 2008 08:30:47 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-221485.html
compromis et calculs de nos hommes politiques http://politiquementcorect.dzblog.com/article-215818.html         Nos hommes politiques manquent-ils de courage au point où ils se dérobent de leur responsabilité et adoptent la politique de l’autruche ? Un exemple : Aït Ahmed qui refuse de vivre en Algérie pour des « raisons de sécurité » ou parce que, comme il le dit « la situation n’est pas claire en Algérie », peut-il méditer l’exemple de Benazir Buhuto ? Loin de moi l’idée de lui conseiller de braver le danger mais la question mérite d’être posée devant la similitude des situations, le danger étant plus grand au Pakistan. Les autres hommes politiques se complaisent dans la situation d’attente de meilleurs moments, donnant l'impression d'appréhender leur audience auprès de la population. La campagne et le battage médiatique et populiste digne des années soixante (d’après les personnes âgées cela rappelle le temps de Benbella) semble avoir eu raison de leur courage.

      En fait, qu’est devenu Ali Benflis, le farouche concurrent de Bouteflika aux élections présidentielles de 2004 ? Nos hommes politiques se terrent dans leur tanière de peur d’être happés par la machine  « FLN-ETAT », cet ogre qui fait tellement peur.  Une survivance des pratiques anciennes héritées de la période de la révolution et les pratiques dictatoriales (au sens de sévérité politique) durant cette période bénie par le régime par son « efficacité révolutionnaire » en un autre mot par la terreur et la torture et l’affaire Abbane Ramdane est là pour témoigner s’il en est de cette « efficacité révolutionnaire ». Combien d’innocents algériens, pour la plupart pauvres paysans, ont été victimes de cette « efficacité révolutionnaire » parce qu’ils ont été dénoncés par un voisin ou un concurrent pour une histoire de terre ou d’honneur qui trouve là une occasion pour assouvir une vengeance. 

   Les rares hommes politiques qui osent « faire quelque chose » comme l’appel de Aït Ahmed,Hamrouch et Mehri se trouvent victimes d’ostracisme médiatique que les média écrits indépendants n’arrivent pas à combler compte tenu que la majorité des potentiels citoyens électeurs se suffisent à regarder les uniques chaînes de télévision et radios qui n’ouvrent et ferment leurs informations que par la référence à Bouteflika et ses « clients politiques ». Les cris et gestucations pour un 3eme mandats se multiplient de jours en jours et  on se demande qu’est ce qui fait courir tant de monde pour ce 3eme mandat avec des méthodes dignes des années soixante lorsque BENBELLA haranguait les foules en les faisant participer à des sortes de transes, on se croyait des siècles en arrière. Nos hommes politiques se tapissent dans leurs tanières et adoptent des situations qui renseignent sur leur stratégies (s’ils en ont) et se prêtent à des jeux malsains prenant en otage le peuple par le mensonge ( sur les performances réalisées sous le règne de Bouteflika)et la duperie ( par la manipulation éhontée des chiffres sur une prétendue croissance de l’économie nationale) mélangé à l’hypocrisie politique pour garantir leur survie dans l’arène nationale. Il est vraie que le pouvoir dispose d’une arme qui s’est révélée efficace, c’est celle de la télévision nationale et d’une méthode sans faille : le verrouillage de l’audiovisuel et l’expérience de la campagne électorale de 2004 est là pour dissuader le plus réfractaire des politiques. Cette expérience est restée ancrée dans les esprits comme un épouvantail devant les hommes politiques qui craignent pour leur avenir politique.

         Le courage politique a ses risques que les hommes politiques ne veulent pas prendre. Sont-ils à ce point loin de leur électorat qu’ils appréhendent leur audience ? Donc le problème se situe dans l’ancrage des formations politiques au sein de la population et non dans le discours politique. Il s’agit donc de convaincre politiquement et combattre stratégiquement pour s’imposer dans la société. Ces formations politiques ont-elles une stratégie et une politique pour s’imposer et imposer leur politique dans le pays. Si les partis politiques n’arrivent pas à s’imposer c’est que leur concurrent le, fln, demeure, malgré le pluralisme de façade, l’institution qui symbolise à la fois le pouvoir, l’Etat, le régime et la révolution,et, surtout, qui dispose encore le pouvoir de distribution de la rente qui permet l’accès aux postes de responsabilité assimilé à l’Etat. Il n’y a qu à voire les luttes intestines récurrentes qui enveniment la vie de ce parti. Sa présidence revient au chef de l’Etat qui est l’homme omnipotent qui fait et défait les décisions et auquel on a recoure à n’importe quelle occasion et pour n’importe quelle cause ; une preuve ? Les pétitions que publient les journaux qui vont des comités de quartier qui lui demandent d’intervenir auprès des autorité locales pour des problèmes de proximité tels que l’adduction au gaz de ville ou la réfection des trottoirs, aux personnes démunies pour la prise en charge de leurs enfants malades. Une survivance du Zaïm dans la culture arabe. Ce parti qui a toujours existé par les avantages matériels et politiques qu’il procure à ses militants, assimilé à l’administration, ajouté à l’inculture politique et le discours populiste des responsables du fln qui ne cessent de « harceler » les citoyens par des slogans  obsolètes mais qui collent par leurs symbolique et leurs référence au mythe de la révolution.     

          Cette réalité n’est pas une injure à la révolution mais les méthodes de gouvernance et de gestion de la chose publique doivent être en symbiose avec la nature du pouvoir et l’étape historique que ce lui-ci doit affronter car nous craignons de rester à la traîne des nations et de léguer aux générations futures (l’actuelle génération est naturellement appelée à disparaître qu’on le veuille ou non)  une nation en retard politique difficile sinon impossible à combler.

   Le seul acteur de la vie politique reste l’Etat symbolisé par Bouteflika.

 

 

 

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Sun, 10 Feb 2008 11:16:10 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-215818.html
l'indépendance de la justice et les injonctions du ministre http://politiquementcorect.dzblog.com/article-183511.html S'il y a une contradiction entre "indépendance" et "injonctions"  c'est une des abérrations des dirigeants politiques algériens qui usent et abusent des termes à volonté pour une consommation locale bien ciblée c'est celle de la majorité de l'électorat dont 8 millions ( chiffre du ministère de la solidatité nationale) sont analphabète. En effet nos dirigeants ne trouvent aucune gène à parler d'une chose te de son contraire comme le ministre de la justice qui parle d'indépendance de la justice devant les médias et personnalités étrangères et donne des ordres en vociférant devant les magistrats.

           Le ministre de la justice vient de déclarer à Oran que les délais d’instruction de la chambre d’accusation sont trop longs, sans parler de lenteur. Le président de ladite chambre, qui est en même temps le président de la cour, lui rétorque que ce sont les expertises qui retardent les traitements des dossiers, réponse à laquelle le ministre réplique : «  les expertises ne doivent pas durer plus de 6 mois ».

           Si le ministre n’était pas un ancien juge; donc qui connaît parfaitement les procédures et les compétences de chaque partie au procès, nous aurions conclu à un manque de professionnalisme; mais force est de constater 1) la recherche de la quantité de dossiers traités au détriment de la qualité des décisions rendues qui, les magistrats étant pressés par les délais, souffriront immanquablement de cette précipitation imposée 2) l’ingérence dans une profession libérale, l’expert, dont il critique les délais d’étude des dossiers alors que celui-ci n’est tenu que par le délai qui lui est imparti dans la décision le nommant  et,3) Paradoxalement, il exhorte les magistrats à éviter les jugements par défaut ; c’est paradoxal parce que si le juge doit « expédier » les affaires, comme le recommande le ministre, il serait obligé de juger par défaut c'est-à-dire en l’absence d’une ou des parties ; mais éviter les jugements par défaut serait reporter indéfiniment les affaires jusqu’à la présence de toutes les paries. Le ministre s’est trouvé piégé par ses propres instructions – injonctions serait plus approprié- à savoir pas plus de « 3 reports en matière pénal et 5 en matière civil »; ce sont là les termes de l’instruction ministérielle adressée aux magistrats qui, malheureusement, se trouvent être « obligés » de respecter l’injonction pour préserver leur carrière de soubresauts dont les responsables algériens ont le secret et les magistrats récalcitrant ou « trop » légalistes ou jaloux de leur indépendance l’ont vérifié au dépens de leur famille et de leur stabilité voire, tranquillité.

          Ce qui parait aberrant pour celui qui ne connaît pas la mentalité du responsable politique algérien c’est que celui-ci parle de l’indépendance de la justice comme une panacée, une preuve de démocratie  alors que de l’autre coté des injonctions de ce que l’on vient de voire constituent un empiètement, une intrusion flagrante du pouvoir exécutif dans les missions du pouvoir judiciaire. Pour comprendre ce qui précède il faut remonter au temps du parti unique lorsque la justice était, constitutionnellement, considérée comme une « fonction ». Les mentalités n’ont pas suivi et les responsables ne se sont pas encore départis de ce « principe » aidés en cela par le comportement des politiques qui se plaisent à distribuer des ordres sans se soucier du respect des formes imposées par la démocratie qui, heureusement, nécessite une culture politique que,malheureusement, nos responsables n'ont pas. D’autre part, la démocratie est otage de pratiques populistes dont la plus répandue est celles qui consiste, pour un responsable, de donner des ordres en publique de préférence devant les caméras de la télévision d’Etat qui se plait à les diffuser à des heures de grande écoute,destinés à amadouer des couches sociales qui pèsent par le nombre quand il s’agit de décisions importantes, électorales et qui constituent des risques de violence et manifestations manipulées dont les conséquences matérielles, politiques et sociales sont très importantes ; Octobre 1988 est toujours présent dans les esprits. Donc le ministre de la justice ne fait que se plier à cette pratique au détriment de l’efficacité juridique et juridictionnelle.

    En conclusion, cette digression aurait pu être étayée d’articles de la constitution et autres codes de procédures pénal et civil qui sont les seuls instruments du juge auxquels il est soumis en principe. Principe, malheureusement remis en cause par ce qu’on vient de voire.Mais, citer les articles de la constitution et des codes qui renforcent l'indépendance de la justice on cour le risuqe de tomber dans le piège des dirigeants politiques qui citent ces principes comme des "acquits démocratiques" tout en les piétinant dans leurs activités quotidiennes.  le juge se trouve dans la situation d'une équipe de football qui court derrière le résultat sans y arriver dans la précipitation confondue avec rapidité. Le résultat c'est incontestablment la médiocrité. Celle ci ne peut être accolée au juge mais est le résultat de son travail quelque soit sa compétence par la faute des injontions "ministérielles".

 

     Au risque d’être traité de pessimiste et de n’entrevoir pas de solution à cette pratique, au vu des conjonctures et les adaptations que nécessitent les changements surtout des mentalités, il est malheureux de dire que ce phénomène a de beaux jours devant lui.  

 

 

 

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Thu, 04 Oct 2007 13:36:49 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-183511.html
pouvoir des harkis: argument politique du régime algérien http://politiquementcorect.dzblog.com/article-177610.html

 

 

            Coup sur coup voilà que le responsable de la cordination nationale des enfants de chouhadas( martyrs de la guerre d’Algérie) dans Liberté du 17/18 Aout 2007 et le responsable des moudjahidines(cambattants de la même guerre) se plaignent « de la domination des harkis dans  l’administration algérienne ». Mais le responsable des enfants de chouhadas va plus loins parce qu’il donne un chiffre :540 est le nombre de « hautes fonctions » occupées par les harkis selon m. khaled bounedjma.. Alors, une question simple : ce pouvoir des harkis ;Est-ce une chimère ou une réalité ?

 

 

         Nous pensons à notre humble avis qu’il y a une équivoque à évacuer c’est celle du vocable harki qui tend à regrouper toutes les personnes qui avaient collaboré ou souscrit de quelque manière que ce soit à la politique coloniale de la France en algérie. Alors que réellement il ne recouvre que les personnes qui avaient revêtu l’uniforme militaire et combattu à ce titre durant la guerre d’Algérie en qualité de supplétif dans l’armée française. Les autres types de personnes algériennes « indigènes » qui avaient plus ou moins soutenu ou collaboré avec les autorités coloniales : caïd, fonctionnaires, appelés du service militaire, ne doivent, étymologiquement et juridiquement,pas faire partie de cette catégorie. Mais la  « famille révolutionnaire » s’entête à englober dans ce vocable toutes les personnes qui, à un titre ou un autre, avaient, ne serait ce que travailler dans une ferme d’un colon ;et ils en veulent pour preuve les français qui avaient refusé de faire leur service militaire pour les uns ou qui avaient déserté les rangs de l’armée coloniale pour rejoindre l’aln pour d’autres.

 

 

              Après l’ouverture du champs médiatique et politique en 1990, des personnalités de la « famille révolutionnaire »  même s’étaient élevé contre le « phénomène des faux moudjahidines ».Parmi ceux-ci le plus connu est Mellouk, un haut fonctionnaire du ministère de la justice qui a dénoncé ces « faussaires » au sein de ce même ministère mais qui a été condamné par la justice pour, semble t-il, dénonciation calomnieuse. Alors quelle est la part de vérité dans ce débat ?

 

 

Il nous semble de prime abord que ce débat est motivé par les immenses avantages financiers (montants exorbitant des pensions, prêts non remboursables ou remboursés par le trésor public), matériels (distribution de terrains, locaux, véhicules, entreprises)des exonérations et exemptions diverses(gratuité des transports, licences de véhicules et d’exploitation de commerces et services tels que cafés,hotels et taxis)exemptions ( de l’examen d’entrée à l’université ou octroi de notes supplémentaires pour leur faciliter l’entrée à l’université, attribution de notes de bonification pour accéder aux fonctions publics, réduction des délais etc…)avantages aux fonctionnaires : promotion plus rapide, facilité d’accès à des emplois supérieurs, retraite plus avantageuse en délais et financièrement. Exemple: si vous êtes inspecteur et qu'un concours pour accéder au grade d'inspecteur principal et que vous vous trouvez en concurence avec un enfant de moudjahid, eh bien sachez que celui-ci est dispensé du concours c'est à dire qu'il accède directement au dit emploi sans passer par le concoours même si vous prouvez que vous êtes plus compétent .

     Ces  immenses avantages doivent faire l’objet d’une étude économique approfondie pour mesurer l’étendu des dépenses occasionnées au trésor public par de tels privilèges. A cette occasion nous  vient à l’esprit un documentaire sur les anciens révolutionnaires vietnamiens dans lequel un grand responsable de cette révolution vivait modestement et s’en réjouissait. De plus cette catégorie de citoyen est dispensée de justifier de sa fédèlité « à l’esprit de la révolution du 1er Novembre 1954 » comme l’exigeait le fameux article 120 des statuts du FLN, qui est toujours en vigueur contrairement à l’apparence, soit directement soit par son introduction dans le code électoral, pour justifier que le candidat à la présidence de la République (s’il est né avant le 1er Juillet 1942)  ou ses parents(s’il est né après cette date) n’avaient pas eu « une attitude contraire à la révolution du 1er Novembre 1954 ».

 

 

         Donc on voit bien que la cause de cette levée  de bouclier n’est pas motivée par  l’intérêt du pays mais par les avantages et privilèges que l’Etat – le régime représenté par  « la famille révolutionnaire »- a créé depuis l’indépendance. Donc c’est la rente distribuée qui pousse les « dénonceurs » à cette « provocation ». Pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder le budget alloué au ministère des moudjahidines qui est le 3eme après celui de la défense et de l’éducation nationale dont les montants sont surtout  justifiés par les salaires des  effectifs constituant la majorité de la fonction publique alors que  le montant réservé  au ministère des moudjahidines est destiné uniquement au payement  des pensions exorbitantes servis aux moudjahidines,leurs  veuves et filles, veuves et filles   de martyrs( celles-ci même mariées ont droit à cette pension).

 

 

Il faut à ce propos dire  qu’au sein même de la « famille révolutionnaire » les « dénonceurs » opèrent une différenciation entre les militaires hauts gradés de l’armée qui avaient servis dans les rangs de l’armée française et déserté celle-ci pour rejoindre l’aln et ceux qui avaient rejoint le maquis directement, pour la plupart des paysans qui avaient souffert de la domination coloniale et ils reconnaissent implicitement mais parfois explicitement le mérite de ceux ci par rapport à ceux là car expliquent-ils les 1er avaient bénéficié des « bienfaits » de la colonisation pour la plupart, fils de hauts dignitaires indigènes à l’époque de la colonisation : caïds,députés,hauts fonctionnaires….mais ceux-là rétorquent qu’ils avaient abandonné tout le confort que leur procurait le colonialisme pour rejoindre la révolution. Réponse à laquelle répliquent les « moudjahidines des djebels » que leur adhésion à la révolution avait été tardive et ce n’est que lorsqu’ils avaient constaté que la victoire de la révolution était inéluctable qu’ils l’avaient rejoint. Ce qui n’a pas toujours été le cas mais la critique en Algérie a tendance à généraliser parce que la majorité des citoyens qui suivent ce débat ne connaissent que rarement les biographies des hommes politiques parce que le régime a toujours rechigné à « dévoiler » les biographies des hommes politiques qu’il se plais à maquiller en cachant carrément des pans entiers de leur vie et l’exemple est celui de la biographie officielle du président Bouteflika qui est amputée du lieu  de naissance tout simplement parce qu’il est né à Oujda au Maroc. Ors, d’après les décideurs,   dire que Bouteflika est né à Oujda introduirait un doute dans l’esprit des algériens que leur président est… marocain.

    Pour revenir au sujet des harkis, il avait toujours été considéré comme un argument de débat  « par défaut » par les politiques algériens issus de « la famille révolutionnaire » et nous nous rappelons la réponse de Bouteflika sur France 2  sur le retour des harkis qui avaient choisi la France au lendemain de l’indépendance, le président algérien avait rétorqué par une comparaison c’est celle de  "serrer la main à un collabo pour un français » le moins qu’on puisse remarquer de cette comparaison c’est son incohérence et son inopportunité.

     On remarquera que le sujet de la puissance des harkis dans l’appareil administratif algérien  reste à prouver ; mais les dirigeants politiques algériens continuent à en faire cas, 45 ans après l’indépendance. Ce qui nous parait à nous une diversion politique est en réalité destiné à une consommation interne mais aussi est dirigé vers la population algérienne prête à la digérer pour des raisons politiciennes tenant à l’aura et au prestige «  de la glorieuse révolution et du pays des 1,5 million de martyrs » dont ne se sont pas départis cette catégorie de la population qui constitue la majorité du fait de sa disponibilité intellectuelle et politique découlant d’abord de l’étroitesse des visions imposée par le système de communication basée sur la chaîne unique de télévision et la radio nationale, malgré la percé des chaînes satellitaires et les journaux indépendants qui ne peuvent être lus par cette catégorie à cause de son niveau intellectuel (il y a selon les déclarations d’officiels algérien plus de 8 millions d’analphabètes).

 

 

    En conclusion on peut dire que le sujet des harkis est un argument politique pour les tenants du régime qui le perpétuent afin de se maintenir  parce que ce régime est actuellement dans sa phase de décadence et en décalage avec les réalités sociopolitiques du pays il essaie par cet argument mythique d’assurer sa transition vers la composante de la  génération qui répond le mieux à ses intérêts politiques et économiques c'est-à-dire les héritiers de « la famille révolutionnaire » : les enfants de martyres et de moudjahiddines(combattants de la révolution).           

 

 

 

 

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Thu, 13 Sep 2007 14:21:49 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-177610.html
une commission de surveillance des élections:alibi de démocratie. http://politiquementcorect.dzblog.com/article-156112.html

 

 

 

 

 

        A quoi sert la commission politique de surveillance des élections ?

   A une question d’un journaliste sur l’issu des recommandations de sa commission ,Bouchaïr,président nommé , en juriste avisé, répondait que sa mission consistait uniquement à transmettre des rapports au Président de la République. A cette réponse précise nous somme en droit de répondre par deux questions : 1) Quelle est l’utilité de cette commission ? Et, 2) Combien coûte-t-elle au trésor public ?  

        Il semblerait que la seule mission pour laquelle cette commission a été créée consiste à répartir le temps de passage et le créneau horaire des candidats sur la chaîne nationale de télévision et les radios publics. Elle supplait le conseil supérieur de l’audiovisuel créé par la loi du même nom qui a été mise en veilleuse depuis janvier 1992 à ce jour pour à cause, semble-t-il, de l’Etat d’urgence, régime sous lequel vit le pays depuis cette date. Cette commission est utilisée comme argument pour donner plus de « crédit » aux élections vis-à-vis des ONG et de l’opinion publique internationale, d’une part et, de l’autre envers le citoyen électeur qui souscrirait à la politique du pouvoir de respecter le jeu démocratique. Autant celles-ci sont suspicieuses, autant celui là est diversement réceptif au message des décideurs : si les intellectuels ont depuis longtemps compris le message: laisser aller laisser faire; le citoyen moyen, lui, se désintéresse totalement de la chose politique. La période des années noires semble lui avoir donner raison. Une image caricaturale : en 1962, alors que les différentes  factions du FLN de l’ALN et de l’Etat Major s’entretuaient pour le pouvoir, les citoyens sortent dans la rue et clament : « sept ans ça suffit » le message étant clair: que le plus fort gagne et assure la paix au citoyen. En 1992 le même scénario s’est reproduit : des citoyens qui avaient massivement voté pour le FIS le 26 Décembre 1991 ont basculé pour le pouvoir après avoir constaté la catastrophe de leur acte et la reprise par l'armée de la situation, en Janvier 1992.Ceci n’est pas une analyse socio politique mais une constatation des faits. Il reste à analyser ce phénomène de « basculement » qui n’est peut être pas propre à l’Algérie. Est ce de l’adhésion à une politique ou de l’opportunisme ?

        Quant aux partis politiques ils trouvent leur compte à plusieurs niveaux et d’abord au titre de la représentation politique surtout pour les « petits partis » qui ne font leur apparition que durant ces élections pour entrer dans une hibernation durant le reste du temps. Ils ont été désigné à dessein comme des « partis saisonniers » par le FLN. Les militants de ces formations politiques  peuvent affronter les critiques et faire face aux remarques des citoyens qui leur reprochent leur absence du terrain. C’est une façon de montrer qu’ils existent, mais malheureusement comme devanture politique seulement. C’est surtout l’occasion pour leurs dirigeants locaux et nationaux d’engranger des profits financiers et matériels.

   En effet le coût financier de fonctionnement de  cette commission se chiffre en milliards. Un calcul, se basant sur des données des autorités publics sur les avantages financiers et moyens matériels mis à la disposition des membres de la dite commission, aboutit à 1.441.440.000 da par jour, multiplié par 60 jours ,le minimum de temps que peut durer son fonctionnement, donne 86.486.400.000 da à raison de 300.000 da par jour et par  membres à l'échelle nationale, 90.000 da pour la wilaya et 30.000 pour les membres des commissions communales. C’est la raison pour laquelle que les sièges de membre de commission se monnaient à des prix qui sont fonction du niveau de la commission ( exemple: 10.000 da pour être membre de la commission communale). Ce chiffre serait nettement inférieur au coût réel parce que beaucoup de dépenses (véhicules, carburant, personnel, téléphone, électricité…) ne sont pas pris en compte parce que difficilement quantifiable et supporté par le trésor public.      

 Alors la question mérite d'être posée: quelle est l'utilité d'une telle commission budgétivore? La réponse peut se résumer à deux phrases: 1)c'est un moyen de distribution de la rente donc elle fait partie du système rentier qui perdure depuis 1962. 2) c'est un alibi pour donner plus de légitimité et une illusion de démocratie aux élections.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sun, 10 Jun 2007 19:19:00 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-156112.html
leçons des législatives 2007 http://politiquementcorect.dzblog.com/article-154722.html          Zone de Texte:

 

 

  

  Quelle lecture peut-on tirer des résultats des dernières élections législatives en Algérie du 17 Mai 2007 ? Les partis de l’alliance présidentielle en font des lectures plus ou moins satisfaisantes tout en fustigeant le système de la proportionnelle responsable à leurs yeux de l’éparpillement des voix l’émergence de partis politiques « saisonniers ».

              Pour l’opposition, en premier le FFS qui a boycotté les élections, le fort taux d’abstention – maquillé par le régime vers un chiffre moins alarmant et surtout moins humiliant- est le signe du rejet de la population du système politique et donc la réponse à l’appel au boycott. C’est un message clair d’agacement du corps électoral envers le régime  et le désintéressement à la politique.

     En troisième lieu c’est l’expression de la faiblesse politique des candidats à la députation et la preuve que le citoyen n’est pas convaincu par le discours lénifiant et trompeur de ces mêmes candidats. Ceux-ci avaient montré qu’ils étaient plus intéressés par leur situation que par les problèmes des citoyens.

               Pour d’autres, le citoyen ne rejette pas la politique du régime mais le choix des hommes qui mènent cette politique par l’expérience que le peuple aurait tiré des précédentes législatures dans lesquelles les députés se sont plus intéressés aux avantages financiers et matériels qu’ils tirent de leur « fonction » que des problèmes de la collectivité pour lesquels ils ont été élus. On en veut pour preuve l’accueil réservé à Bouteflika dans les wilayas qu’il a visité à quelques jours de ces élections.

              Selon une interprétation plus critique le système politique algérien est grippé du fait qu’il est arrivé à une étape qui ne convient ni à la manière de perception de la chose politique ni aux dirigeants qui  « veillent » sur le sort du pays de part leur « paternité » de l’indépendance du pays parce que ce sont eux qui avaient libéré le peuple du joug colonial. Donc,selon la version officielle, ils sont soucieux de l’avenir du pays au point où ils ne veulent pas le laisser à la portée de n’importe quel « parvenu » car , toujours selon la version officielle, le risque que l’Algérie retombe aux mains des « ennemis » est toujours présent. La preuve est que les deux ennemis du régime actuel ce sont les islamistes et « hizb frança » littéralement : parti de la France .Ceux là étant les irréductibles d’une théocratie alors que ceux-ci seraient les défenseurs d’une démocratie et d’une laïcité qui s’apparenterait à celles de l’ex. Puissance coloniale.

       Pour revenir à la forte désertion des urnes par les citoyens il semblerait que le régime évite sinon fuit carrément les causes profondes d’une telle situation et se limiterait à une explication plutôt superficielle. Après plus de quarante ans « d’expérience » l’électeur s’aperçoit qu’il est le dindon de la farce en ce sens qu’on a recours à lui que lors des élections et on s’en sert pour justifier la longévité du personnel politique issu de la guerre de libération nationale. La France par exemple, pour simplifier la comparaison et rester dans le comparable, vient de changer de génération de personnel politique, Chirac étant le dernier chef d’Etat à avoir vécu la guerre d’Algérie. Pourquoi ne pas faire la transposition ? Surtout que nous connaissons les liens et la convergence des situations de part et d’autre de la méditerranée. Le problème en Algérie c’est que la transition ne peut se faire que vers ceux qui sont censés défendre au mieux les intérêts du pays car le risque de dérapage vers une allégeance étrangère (surtout française) existe. Alors le régime inventa une expression sur mesure : « la famille révolutionnaire » qui serait plus soucieuse des intérêts du pays et plus sure de le maintenir dans le « politiquement acceptable » pour ces mêmes dirigeants. Cette forme de transmission d’héritage politique se vérifie à chaque fois que le régime se trouve devant un choix politique comme en 1992 lorsque les représentants de cette politique avaient manifesté et demandé l’intervention de l’armée pour « sauver la république ». Six mois après ils s’était trouvé devant le même problème parce que l’homme choisi pour sauver la république s’est révélé être plus audacieux politiquement, remettant en cause plusieurs « acquis ». Exemple, quelques jours avant son assassinat Boudiaf avait juré de procéder au recensement et à l’assainissement des biens du FLN.

       La dernière trouvaille du régime serait que le système de la proportionnelle ne répond plus aux vœux de la classe politique dominante parce que selon cette opinion ce système électoral serait responsable de la débâcle parce que d’une part des candidats en vérité FLN s’étaient présenté sous l’étiquette indépendants et d’autre part des voix  s’étaient déplacé par l’effet de la proportionnelle vers des partis qui pratiqueraient « la politique saisonnière » c'est-à-dire qui ne se manifesteraient que lors des élections et de demander de revoir ce système avant les élections locales car le régime craint que le même effet se reproduise et le pouvoir local échapperait ainsi à cette classe politique dominante.

 

 

 

 

 

 

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Tue, 05 Jun 2007 07:56:48 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-154722.html
nos dirigeants et les intélectuels http://politiquementcorect.dzblog.com/article-148489.html              Le panaf en 2009 cela peut être une réplique d'une chanson à succès déjà que "alger capital de la culture Arabe" piétine, que l'activité culturelle se misérabilise de jour en jour , que la production livresque se s'appauvris à cause de l'abandon des pouvoirs publics. le nepad enregistre des échecs à répitition que ses initiateurs ne veulent pas reconnaître, les arabes préparent tous leurs sommets sous l'oeil vigilent des americains qui se permettent même de dicter à nos dirigeants l'ordre du jour de leur réunion- il y va des intérêts  mutuels entre les usa et les dirigeants arabes - déjà les arabes nous (algériens) reprochent d'être le pays le moins arabe des pays arabes- il parait que même le Liban , plus proche des occidentaux est mieux classé en "arabité" que nous . Pour le surclasser il faut que Bouteflika pleure en public pour prouver son arabité comme l'a fait le chef du gouvernement libanais. Il s'est trouvé même un universitaire en droit international qui avait soutenu dans une thèse de doctorat que l'Algérie est plus active dans les institutions africaines que dans la ligue arabe. Alors quand El Watan titre : "le panaf en 2009" il ne fait que nous enfoncer dans notre africanité  sans nous éloigner de notre arabité. Le contraire nous aurait surpris tant les pesanteurs idéologiques sont énormes, les ultras du baatisme sont passés par là. Alors que dire de la place de la culture en Algérie? Ne médisons surtout pas le bas niveau qui se dégage de notre système éducatif parce que celui-ci ne fait que refléter le niveau éducatif et culturel de nos dirigeants dont le cursus s'arrête, pour les présidents de la république les plus instruits du moins – Boumédiène et Bouteflika-, au niveau du baccalauréat.La deuxième caractéristique de nos dirigeants c'est leur mépris des intellectuels, malgré leur insistance, en public, du contraire. Car la tendance politique se mesure aux actions concrètes envers les hommes de culture. Regardons la répartition des crédits budgétaires publiés par le journal officiel qui place le ministère de la culture derrière celui de la défense  de l'intérieur (c'est logique!) des moudjahidines –anciens combattants- (c'est honteux.). Mesurons le mépris avec lequel Bouteflika traite les journalistes algériens;d'ailleurs a t-il donné une seule interview à un journal ou jounaliste algériens? D'ailleurs souvent les énarques et étudiants en droit et en sciences politiques les plus ambitieux se posent la question : A quoi sert d'étudier si on ne peut atteindre une haute fonction que si on doit justifier que nos parents "n'ont pas eu une attitude contraire à la révolution de Novembre"? et, Comment apporter cette preuve si on n'est pas fils d'un anciens combattant ou fils de martyre ? D'où la difficulté pour le régime de prouver sa sincérité d'une remise des affaires de l'Etat aux compétences. Donc le régime est foncièrement contre la culture et l'homme de culture -à condition que celui-ci fait preuve d'allégeance. Ce qui nous ramène à douter des intentions réelles du régime de vouloir d'abord opérer une transition et ensuite de prévilligier la compétence et le mérite.                   

 

 

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Fri, 11 May 2007 20:07:47 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-148489.html
Hamrouch a révolutionné la communication officielle http://politiquementcorect.dzblog.com/article-129403.html            La télévision joue, dans la vie politique algérienne, un rôle capitale pour les dirigeants. Une image pour carricaturer ce qui précède :des réunions d'une importance capitale furent reportées parce que les cameras de la television nationale n'étaient pas présentes.

     Les dirigeants savent qu'à travers la télévision ils atteindront les citoyens les plus accessibles à leur discours comme les paysans ,les ouvriers et les femmes au foyer, donc la majorité électorale. N'oublions pas que malgrès "la democratisation de l'enseignement" il y a plus de 8 millions d'anaphabètes en Algérie,selons les chifres officiels.Ce qui explique le refut des autorités algériennes de libérer l'espace télévisuel et radiophonique.Selon les déclarations des officiels algériens l'ouverture de chaines privées n'est pas pour demain . Notre télévision a été la 1ere télévision arabe à avoir donné la parole à l'opposition et de d'avoir permis la critique polique en 1989.

     Mouloud Hamrouch, au lendemain de sa nomination comme chef de gouvernement en 1990, avait donné ordre à la television nationale de ne plus couvrir les reunions et les déplacements des ministres. Le présentateur du journal télévisé de 20 h de l'époque s'étais réjouis "pour la 1ere fois nous n'allons pas commencer les informations par les reunions officielles" .Dailleurs dans le gouvernement Hamrouch il n'y avait pas de ministère de l'information ( ni d'ailleurs celui des moudjahidines)parce qu'il faisait double emploi avec le conseil supérieur de l'information comme celui des moudjahidines faisait double emploi avec l'organisation du même nom.  

Les téléspectateurs n'oublieront certainement pas cette période de liberté de ton politique et de divertissement de "l'unique" .D'ailleurs les islamistes traitaient le président de la république ( Chadli)de tous les noms d'oiseau en directe à l'écran sans aucune censure. Cette époque révolue, les dirigeants actuels la rendent responsable de la crise qu'a vécu l'Algérie ( terrorisme , decennie noire)et en font un argument pour rejeter l'ouverture de création de chaines privées.Les algériens sont obligés de recourir à la parabole pour pouvoir suivre l'actualité de leur pays.La télévision de 2007 revient à son role des années soixante dix :un instrument de propagande pour le régime.Nous sommes obligé de nous rabattre sur les chaines étrangères pour nous informer de la réalités des évènements. Dieu merci la parabole est là pour suppléer aux carrences de nos dirigeants, voilà ce qui nous diffère des années soixante dix, durant lesquels d'ailleurs notre télévision était plus vivante, plus libre et nous donnait des informations plus objectives et vivantes que celles de 2007! Une image pour montrer l'abus aveugle dont usent les responsables de la télévision: pour transmettre un match de football on le fait précéder d'un discour du président ( dont la durée est plus d'une heure) à une heure de grande écoute; donc le téléspectateur doit attendre la fin du discour ( dont la durée n'est pas annoncée)et forcé de l'écouter pour suivre le match après.

Mouloud Hamrouch s'est aussi distingué par la publication dans la presse nationale des noms de responsables politiques qui ont bénéficié des terres agricoles laissées par les colons alors que selon la loi elles doivent revenir aux agriculteurs démunis. raison qui a pesé pour beaucoup dans sa destitution au lendemain des manifestations des islamistes du fis.

La conclusion est que les responsables algériens réfléchissent en fonction de la majorité électorale illéttrée aux fins de l'amadouer et faire passer le discour officiel.D'ailleur le conseil supérieur de l'audiovisuel a été suprimé administrativement car la loi le créant n'a jamais été abrogée.Nous regrétons la période du gouvernement Hamrouch.

            

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Tue, 27 Feb 2007 18:10:40 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-129403.html
nos députés, morale politique et constitution http://politiquementcorect.dzblog.com/article-126254.html El watan du1er Février 2007 rapporte "la déception des députés" à propos de leur bilan de législature  ( 2002/2007).

              Les responsables de l'Assemblée  Populaire  Nationale -APN-donnent les chiffres suivants:

  4384 articles votés,2884 amendements dont 1853 adoptés, 221 séances qui ont duré 590 heures. 620 séances de réunion des commissions et 103 réunions du bureau, le gouvernement a répondu à 399 questions orales  parmi les 559 et 318 questions écrites  sur les 347 posées.  Voilà pour le bilan chiffré. Alors peut-on se limiter à ces données et réduire l'activité des députés à des chiffres ? Ou ,en restant dans les chiffres, pourquoi ne pas comptabiliser aussi le taux de présence des députés aux sessions plénières et le taux d'absentéisme des députés? Et là se pose un problème de morale politique sur l'activité des députés et leur"rendement" car on a l'impression que les responsables veulent justifier l'activité des députés par les chiffres autrement dit, réduire l'action politique des députés à une "production" quantitatives des textes de loi votés.

     Suivons la logique de" quantité" des  députés! Pour cela il n'y a pas  mieux que le Journal Officiel qui est la source de recherche pour les textes de loi et  faisons  la part des choses quantitativement(le nombre) et qualitativement (l'importance) des textes ayant valeur de lois( lois votées par l'APN et des ordonnances promulguées par le président de la république) et le décompte nous donne: 2001: 4 ordonnances du président et 21 lois, 2002:0 ordonnance et 11 lois,2003:12 ordonnances et 22 lois,2004:0 ordonnance et 21 lois , 2005: 07 ordonnances et 16 lois 2006:11 ordonnances et 24 lois. Total:34 ordonnances et 119 lois . On remarque à travers ces chiffres que le chef de l'Etat a usé de son droit de légiférer par voie d'ordonnance 34 fois pour 89 textes de loi produit par l'apn ( on doit soustraire des lois votées par l'apn celles homologuant les ordonnances présidentielles) ce qui veut dire que le nombre d'ordonnances est égal au tiers des lois votées par l'apn. C'est beaucoup parce que le président ne peut légiférer par voie d'ordonnances que durant les périodes d'intersession ( les périodes durant lesquelles l'apn est en "vacance") autrement dit le Président de la République est plus "productif" en arsenal législatif proportionnellement au temps qu'il consacre à cet arsenal que les députés dont la fonction première est de "produire" des lois régulant la vie des citoyens  et qu'ils y consacrent plus de temps. 

     Quand on aborde l'aspect qualitatif des textes devenues lois on s'aperçoit que ceux qui ont le plus d'incidence sur la nation et d'impacte sur la vie du citoyen ont été le fait d'ordonnance du Président de la République : le code de la famille,celui  de la nationalité,la réconciliation nationale,les hydrocarbures,la fonction publique pour ne citer que ceux-ci. On ne peut que conclure à un déséquilibre entre l'organe exécutif et l'organe législatif  au profit  de clui-là .   d'autre part ,sur le plan strictement constitutionnel, l''APN  n'a rejeté aucune ordonnance alors que constitutionnellement elle en a la possibilité et le droit.

     Plus, l'APN a homologué toutes les ordonnances présidentielles sans débat .Nous autres citoyens, sommes en droit de nous poser cette question: pourquoi les députés ont homologué toutes les ordonnances présidentielles sans débat alors qu'ils ont ,constitutionnellement , la possibilité d'abord de les débattre(fonction première d'une assemblée d'élus représentant la nation) ensuite de les rejeter après un vote en plénière  ou proposer et voter des amendements?

 

       Derrière cette question apparemment anodine se cache un problème de morale politique celui du droit de l'élu d'apporter la contradiction dans le seul but d'enrichissement des idées; ors ,débattre des ordonnances du président et les rejeter risque d'exposer l'assemblée à la dissolution ce que nos députés redoutent: Selon la constitution ,et dans le cas où l'assemblée rejette une ordonnance,le président de la république a le droit de dissoudre cette assemblée si le rejet persiste après une deuxième lecture décidée par le président , ce que le Président de la République  ne manquerait certainement pas de faire. Donc les députés ont peur de se faire hara-kiri. Ce qu'ils n'admettent pas vu les immenses avantages que procure cette fonction (le terme est utilisé à dessein).

        Cette réflexion nous ramène à poser les  questions 1) des pouvoirs des députés,2)  leur rôle dans le fonctionnement des institutions,3) la nécessité du législateur algérien et, surtout, 4)  la séparation des pouvoirs exécutif et législatif consacrée  par la   constitution; autant de questions qui méritent d'être abordé par les spécialistes.

         D'autre part pourquoi limiter le bilan de l'apn a ce seul aspect et éviter de donner les chiffres sur l'absentéisme des députés lors des séances plénières ( il parait qu'il y a des séances avec moins de 30 députés présents!) leurs activités dans leurs circonscriptions?pourquoi ne pas dévoiler combien coûte l'apn ( ou un député) au contribuable ? Voici des questions qui sont plus importantes que les réponses.

 

 

 

 

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Fri, 09 Feb 2007 10:16:48 GMT http://politiquementcorect.dzblog.com/article-126254.html